Truks en vrak

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Truks de grèves en vrak et autres truks

mercredi 28 janvier 2009, par b.bec

 Salute,

 Comme d’hab’ ou à peu près,
 pour nous titiller le bulbe,
 une petite trentaine de truks disparates et pas tous rigolos,
 "from the net", avec des redites c’est sûr, et des inédits j’espère...

 Pour le 29 je serais dans la foule avec une pancarte
 avec la fameuse citation de notre président
 "KassToi-PovKon"
 extrait de ses propos au salon de l’agriculture du 23 février 2008
 http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20080223.OBS1979/sarkozy_a_un_visiteur__casse_toi_pauvre_con.html

 B.Bec - Vallée du Gers


 apéro 

 La Guerre c’est la Paix,
 La Liberté c’est l’Esclavage,
 L’Ignorance c’est la Force.

 - Georges Orwell - 1984 -


 la "rince" 

 "Lorsqu’un seul homme rêve ce n’est qu’un rêve. Mais si beaucoup d’hommes
 rêvent ensemble, c’est le début d’une réalité"
 Friedensreich Hundertwasser


 Truc 001 

Grève Générale Reconductible du 29 Janvier : Les "Manifs’’ par départements
http://nantes.indymedia.org/article/16008
 - ----- Original Message ----- - From : Guillaume Julien - To : Rdb-france@reseaudesbahuts.lautre.net ; ag.idf@ml.free.fr ; sud etudiant 34 ; admin@29janvier2009.fr ; contactlcr@lcr-rouge.org ; fse.relations@luttes-etudiantes.com - Sent : Sunday, January 25, 2009 3:56 PM - Subject : [Rdb-france] Manifestations du Jeudi 29 Janvier 2009 : liste complète
C’est bon, la liste est terminée ! Nous avons minimum 1 manifestation par département, Dom/Tom compris !
Liste diffusable librement et le + possible ! ;-)
 - 01 - Ain - Belley -> 16h, place des Terreaux - Bourg-en-Bresse -> 14h30, Champ de Foire
02 - Aisne - Soissons -> 14h, parc St Pierre - St Quentin -> 15h, place du Huit octobre - Château-Thierry -> 17h30, place Paul Doumer - Laon -> 14h30, lycée Paul Claudel
03 - Allier - Vichy -> 15h30, place Jean Epinat - Montluçon -> 15h30, place Jean Dormoy (St Paul) - Moulins -> 15h30, devant la préfecture
04 - Alpes-de-Haute-Provence - Digne-les-Bains -> 11h, Place du Général de Gaulle.
05 - Hautes-Alpes - Gap -> 10h30, préfecture - Briançon -> 10h, départ du lycée - Embrun -> 9h30 devant la gare, co-voiturage pour Gap
06 - Alpes-Maritimes - Nice -> 10h Place Masséna - Grasse -> manif devant le lycée Amiral à 10h
07 - Ardèche - Privas -> 10h30 devant la préfecture - Valence -> 13h30 clinique pasteur - Annonay -> 14h, parking Super U face à l’usine Canson - Aubenas -> 15h, champs de mars
08 - Ardennes - Charleville-Mézières -> 10h, place Ducale
09 - Ariège - Pamiers -> 10h30, Esplanade Milliane - St-Girons -> Départ Rond-point Balagué à 9h précises (rdv à 8h30). - Foix -> Départ Labarre (parking Leader Price) à 9h30. - Tarascon -> Départ du centre Multi-Media à 9h30 précises (rdv à 9h00). - Lavelanet -> Départ Rond-point Casino à 9h15.
10 - Aube - Troyes -> 14h, place Jean Jaurès (Bourse du Travail) - Romilly -> Piquet de grève aux ateliers SNCF de Romilly puis une manifestation avec barrage filtrant sur la N° 198.
11 - Aude - Carcassonne -> 14h30, portail des Jacobins - Narbonne -> 14h30, médiathèque
12 - Aveyron - Rodez -> 14h30 Stade St-Eloi
13 - Bouches-du-Rhône - Marseille -> 10h30, Vieux Port
14 - Calvados - Caen -> 10h30, Place St Pierre - Lisieux -> 10h, Place F.Mitterrand - Vire -> 17h, Porte Horloge
15 - Cantal - Aurillac -> 10h, préfecture - Mauriac -> 10h, sous-préfecture - Saint-Flour -> 10h, sous-préfecture
16 - Charente - Angoulême -> 10h30 à la Gare
17 - Charente-Maritime - La Rochelle -> 15h, place Verdun - Saintes -> 15h, Palais de Justice - Rochefort -> 10h30, place Colbert
18 - Cher - Bourges -> à 10h30, place Séraucourt - Vierzon -> à 10h30, Forum République - Saint-Amand -> 10h30, place de la République (place Carrée) - Saint-Florent-sur-Cher -> 10h30, place de la République - La Guerche -> 11h, place du Général de Gaulle
19 - Corrèze - Brive -> 10h, place Thiers - Tulle -> 15h, place de la Gare - Ussel -> 15h, Place de la République
2A - Corse-du-Sud - Ajaccio -> 10h, place Abbatuccia
2B - Haute-Corse - Bastia -> 10h, devant le Palais de Justice
21 - Côte-d’Or - Dijon -> 14h30, place de la Libération - Montbard -> 14h30, place Gambetta
22 - Côtes-d’Armor - Saint-Brieuc -> 10h, place de la liberté. - Lannion-> 11h, devant le tribunal.
23 - Creuse - Gueret -> Manifestation devant l’IA 10h30
24 - Dordogne - Périgueux -> 11h, devant le Palais de justice - Bergerac -> 18h, place de l’Eglise - Sarlat -> 15h, place de la poste
25 - Doubs - Besançon -> 11h, Place de la Révolution - Montbéliard -> 14h30, Place du Champ de Foire
26 - Drôme - Valence -> 14h, Champs de Mars
27 - Eure - Evreux -> 14h, Parc du Bel-Ebat
28 - Eure-et-Loir - Chartres -> 10h30, Préfecture
29 - Finistère - Quimper -> 10h30, Place de la Résistance - Quimperlé -> 10h30, Coat Ker - Morlaix -> 10h30, Place de la Mairie - Brest -> 10h30, Place de la Liberté
30 - Gard - Alès -> 10h, Place de la Mairie - Nîmes -> 15h, place de l’Europe (au taureau en bas du Jean Jaurès) - Uzès -> 10h30, rassemblement sur l’esplanade (monument aux morts)
31 - Haute-Garonne - Toulouse -> 14h, Compans Caffarelli - Saint Gaudens -> 15h, place Jean Jaurès
32 - Gers - Auch ->Stade du Moulias à 10h et Rassemblement Rond point de la Patte d’Oie à 10h30 - Eauze -> Au Marché - Parking Belle Marie ->10h - Fleurance -> 10h, Place de la Mairie
33 - Gironde - Bordeaux -> 10h30, Allées de Tourny
34 - Hérault - Montpellier -> 14h30, Peyrou - Béziers -> 10h, Bourse du Travail - Sète -> 9h30, lycée Paul Valéry puis 10h, Mairie
35 - Ille-et-Vilaine - Rennes -> 11h30, Place de la Gare
36 - Indre - Châteauroux -> 10h, Place de la République
37 - Indre-et-Loire - Tours -> 10h, Place de la Liberté
38 - Isère - Grenoble -> 10h - Place de la Gare - Vienne -> 13h30, sous-préfecture - Bourgoin-Jallieu -> 10h, Parking Diederichs - Rousillon -> 10h, place de la République
39 - Jura - Dôle -> 10h, avenue de Lahr - Saint Claude -> 10h, sous préfecture - Lons le Saunier -> 15h, place de la liberté
40 - Landes - Dax -> Manifestation aux Halles 11h - Mont-de-Marsan -> 10h30 départ Pl. des Arènes (devant le Collège Jean Rostand)
41 - Loir-et-Cher - Romorantin -> rassemblement à 11h devant la sous-préfecture - Vendôme -> rassemblement à 11h devant la sous-préfecture - Blois -> manifestation à 14h30 départ Parc des Expositions
42 - Loire - Saint-Etienne -> 10h, Cours Fauriel - Roanne -> 10h30, Bourse
43 - Haute-Loire - Puy en Velay -> 10h30, place Cadelade
44 - Loire-Atlantique - Nantes -> 14h, Place du Commerce - Saint-Nazaire -> 14h, Place de la gare - Châteaubriant -> 14h, Place de la mairie - Ancenis -> 14h, Rond point espace23
45 - Loiret - Orléans -> 10h30 à la Cathédrale - Montargis -> 10h30 Place du Pâtis - Gien -> 10h30 Place Jean Jaurès
46 - Lot - Cahors -> Rassemblement sur le marché / Place Chapou 10h30
47 - Lot-et-Garonne - Agen -> 14h30, Place de la Préfecture - Marmande -> 14h30 - Rassemblement, place de la Filhole suivi de Barrages filtrants aux carrefours pour distribution de tracts.
48 - Lozère - Mende -> 10h, Cour de La Chicanette
49 - Maine-et-Loire - Angers -> 10h30, place Leclerc - Cholet -> 10h30, place Travot - Saumur -> 11h00, place de la Marie - Sègre -> 16h00, place du port
50 - Manche - Cherbourg -> 10h30, place Napoléon - Granville -> 10h30, mairie - St Lô -> 10h30, mairie
51 - Marne - Reims -> 10h, maison des syndicats - Epernay -> 10h, place Carnot - Châlons en Champagne -> 10h, place Valmy - Vitry le François -> 10h, devant le lycée François Ier.
52 - Haute-Marne - Chaumont & Saint-Dizier -> 16h devant la mairie (pour les deux villes)
53 - Mayenne - Laval -> 11h, place du jet d’eau (centre ville)
54 - Meurthe-et-Moselle - Nancy -> 14h30 place Stanislas
55 - Meuse - Bar le Duc -> 14h30, gare SNCF
56 - Morbihan - Lorient -> Maison des Syndicats - Bd Cosmao Dumanoir 10h - Vannes -> La Rabine, 10h - Pontivy -> 10h à la Plaine
57 - Moselle - Metz -> 14h30 Place Mazelle
58 - Nièvre - Nevers -> 16h, devant la gare
59 - Nord - Lille -> 14h30, Boulevard Louis XIV - Valenciennes -> 10h30, Sous-Préfecture - Seclin -> Rassemblement devant Visteon à 10h - Dunkerque -> 15h place Jean Bart - Maubeuge -> 10h Place de la Mairie - Douai -> 10h place d’armes - Armentières -> 10h, place Jules Guesde - Cambrai -> 10h, face à l’Hôtel de Ville - Avesnes-sur-Helpe -> 8h30, devant le lycée Jéssé de Forest
60 - Oise - Creil -> 10h, à la Faïencerie - Compiègne -> 10h, cour Guynemer - Beauvais -> 14h, place du Jeu de Paume
61 - Orne - Alençon -> 10h30,rond point entre le boulevard Koutiala et l’avenue du général leclerc - Argentan -> 10h15, Place Leclerc - Aigle -> 17h15, Place de l’Europe - Flers -> 17h, départ place du Marché
62 - Pas-de-Calais - Lens -> 10h à la sous-préfecture - Boulogne-Sur-Mer -> 9h30, Chambre de Commerce
63 - Puy-de-Dôme - Clermont Ferrand -> 10h place Delille - Ambert -> 10h, devant le lycée Blaise-Pascal
64 - Pyrénées-Atlantiques - Bayonne -> 10h30, place Sainte-Ursule - Pau -> 10h30, Place de Verdun
65 - Hautes-Pyrénées - Tarbes -> 10h, à la Bourse du Travail
66 - Pyrénées-Orientales - Perpignan -> 10h30, place de Catalogne
67 - Bas-Rhin - Strasbourg -> 15h, place de la Bourse - Haguenau -> 8h, rassemblement au Lycée Robert Schuman
68 - Haut-Rhin - Mulhouse -> 14h30, place de la Bourse - Colmar -> 11h, devant la Préfecture
69 - Rhône - Lyon -> 10h30 à la Manufacture des Tabacs - Villefranche sur Saône -> 10h30, départ place de Promenoir
70 - Haute-Saône - Vesoul -> 10h, devant la Mairie - Gray -> 8h, lycée Augustin Cournot
71 - Saône-et-Loire - Mâcon -> 15h, place des Cordeliers - Chalon-sur-Saône -> 15h, Maison des syndicats - Le Creusot -> 15h, devant l’Alto. - Montceau-les-Mines -> 15h, place de la Mairie - Paray-le-Monial -> 15h, place de l’Europe
72 - Sarthe - Le Mans -> 9h30, Palais des Congrès
73 - Savoie - Chambéry -> 14h30, à la Sasson - Albertville -> 14h30, place de la sous préfecture - St Jean de Maurienne -> 14h30, place du Champ de foire
74 - Haute-Savoie - Annecy -> 14h, Préfecture - Thonon-les-Bains -> 10h, place des Arts - Bonneville -> 14h, Lycée Guillaume Fichet
75 - Paris - Paris -> Manif 14h à Bastille
76 - Seine-Maritime - Rouen -> 10h, départ cours Clémenceau - Tréport -> 10h, place Guillaume Le Conquérant - Le Havre -> 9h30 devant la Salle Franklin - Dieppe -> 10h - Manifestation, départ devant la Gare
77 - Seine-et-Marne - Paris -> Manif 14h à Bastille
78 - Yvelines - Paris -> Manif 14h à Bastille
79 - Deux-Sèvres - Niort -> 11h, Place de la Brèche - Thouars -> 11h, Place Lavault
80 - Somme - Amiens -> 14h30 devant la Maison de la culture - Vimeu -> 14h30 Place Jean Jaurès - Abbeville -> 14h30, Théatre Bd Vauban.
81 - Tarn - Albi -> 14h30, place du Vigan
82 - Tarn-et-Garonne - Montauban -> 14h30, Esplanade des Fontaines (Ex place Prax Paris)
83 - Var - Toulon -> 10h, place de la Liberté - Draguignan -> 10h30, sous-préfecture
84 - Vaucluse - Avignon -> 10h, Place de l’Horloge (Rassemblement étudiant et lycéen) | 10h30, Gare SNCF (Manif Interpro)
85 - Vendée - La Roche sur Yon -> 14h30, Place Napoléon - Les Herbiers -> 9h, Gare Routière
86 - Vienne - Vienne -> 13h30, Sous-Préfecture
87 - Haute-Vienne - Limoges -> 10h, place de la République
88 - Vosges - Neufchâteau -> 9h, parking de la cité scolaire pierre et marie curie - Epinal -> 14h place de la Préfecture
89 - Yonne - Auxerre -> 14h, Arquebuse (manif lycéens) | 15h, Maison des Syndicats (manifs interpro) - Saint-Florentin -> 9h30, départ du port
90 - Territoire de Belfort - Belfort -> 9h, Maison du Peuple (AG INTERPRO), 10h > Manifestation
91 - Essonne - Paris -> Manif 14h à Bastille
92 - Hauts-de-Seine - Paris -> Manif 14h à Bastille
93 - Seine-Saint-Denis - Paris -> Manif 14h à Bastille
94 - Val-de-Marne - Paris -> Manif 14h à Bastille
95 - Val-d’Oise - Paris -> Manif 14h à Bastille
971 - Guadeloupe - Guadeloupe -> 9h, devant l’IUFM
972 - Martinique - Martinique -> 8h30, devant le Rectorat
973 - Guyane - Cayenne -> 8h30, devant le Rectorat
974 - Réunion - St Denis -> 9h, Jardin de l’Etat - St Pierre -> 9h, Place de la Mairie
http://lecrc.forumactif.fr/forum.htm


 Truc 001 bis 


Message original --------
Sujet : Appel du 29 janvier 2009
Date : Fri, 23 Jan 2009 19:14:45 +0100
De : reseau 19

Appel du 29 janvier 2009

Déclaration commune de propositions et revendications des organisations syndicales

CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA

La crise économique amplifiée par la crise financière internationale touche durement une grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus. Alors qu’ils n’en sont en rien responsables, les

salariés, demandeurs d’emploi et retraités, sont les premières victimes de cette crise. Elle menace l’avenir des jeunes, met à mal la cohésion sociale et les solidarités ; elle accroît les inégalités et les risques de précarité.

Les seules lois du marché ne peuvent régler tous les problèmes.

Face à cette situation et considérant qu’il est de leur responsabilité d’agir en commun, en particulier lors de la journée du 29 janvier, pour obtenir des mesures favorables aux salariés, les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA ont décidé d’interpeller les entreprises, le patronat et l’Etat.

Surmonter la crise implique des mesures urgentes en faveur de l’emploi, des rémunérations et des politiques publiques intégrées dans une politique de relance économique.

1 – Donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique

De nombreuses entreprises mettent la pression sur les sous-traitants et fournisseurs faisant supporter à leurs salariés blocages de rémunérations et pertes d’emplois. Par ailleurs, des salariés sont contraints à des durées du travail élevées, tandis que les salariés temporaires, en intérim ou en CDD, sont les premiers à faire les frais des baisses d’activité. Des entreprises utilisent la crise pour opérer des restructurations tout en maintenant la rémunération de leurs actionnaires.

C’est intolérable et inadmissible.

Les entreprises confrontées aux baisses d’activité utilisent des mesures de sauvegarde d’emplois comme le chômage partiel, les jours de RTT ou de congés… Toutes ces mesures doivent être négociées dans l’objectif de préserver l’emploi et les salaires. Les aides publiques doivent aussi y être conditionnées. Les entreprises doivent améliorer l’indemnisation du chômage partiel et tous les salariés doivent pouvoir en bénéficier. Ces périodes de baisse d’activité doivent être utilisées pour développer la formation professionnelle et renforcer les compétences des salariés.

Dans toutes les entreprises, quelle que soit leur situation, c’est notamment en investissant dans la formation et le travail qualifiant et en réduisant la précarité que la performance sera assurée.

Dans la fonction et les entreprises publiques, il est indispensable de répondre aux besoins de notre société et de la population et de leur attribuer les moyens nécessaires. Dès 2009, le gouvernement doit renoncer aux 30.000 suppressions de postes. Il faut abandonner une politique aveugle de suppression d’emplois et penser autrement l’évolution des services publics dont la qualité et l’emploi constituent une question centrale.

La situation des salariés précaires du public appelle des mesures de justice sociale.

2 – Politiques salariales : améliorer le pouvoir d’achat, réduire les inégalités

Les exigences des actionnaires ont conduit, dans beaucoup d’entreprises, à l’accroissement des inégalités. Elles se sont aussi traduites par une redistribution des richesses privilégiant le versement de dividendes au détriment des salaires et de l’investissement.

Dans les branches, les entreprises, les fonctions publiques, les négociations salariales doivent assurer au moins un maintien du pouvoir d’achat et une réduction des inégalités.

Les allégements de cotisations sociales doivent être conditionnés à la conclusion d’accords salariaux

3- Orienter la relance économique vers l’emploi et le pouvoir d’achat.

Il est de la responsabilité de l’Etat et de l’Union Européenne de décider de politiques d’interventions publiques coordonnée favorisant une relance économique. Celles-ci doivent viser à la fois :

 Une relance par la consommation en améliorant le pouvoir d’achat, en priorité des revenus les plus modestes parmi lesquels de nombreux salariés, demandeurs d’emploi, retraités et bénéficiaires de minima sociaux.

 Une politique de développement de logement social à la hauteur de l’urgence, un encadrement des loyers et un accès au crédit dans des conditions excluant les taux usuraires.

 Une protection sociale (santé, retraite…) dans un cadre collectif et solidaire

 Des investissements ciblés, en particulier en matière d’infrastructures, d’équipements publics et de services publics, en favorisant la recherche, le développement, l’éducation et la formation.

Les investissements publics et privés doivent notamment être orientés en faveur d’une économie du développement durable mettant en oeuvre les principes adoptés au Grenelle de l’Environnement.

 Toute aide accordée à une entreprise doit être ciblée et faire l’objet de contreparties. Elle doit être conditionnée à des exigences sociales, en particulier en matière d’emploi. Elle doit faire l’objet d’une information et d’un avis préalable des élus représentant les salariés. Dans le cas spécifique du secteur bancaire, l’utilisation des aides publiques doit donner lieu à un contrôle direct par l’Etat.

4 – Préserver et améliorer les garanties collectives

Les conditions de vie et de travail pour les salariés des secteurs privé et public, passent par l’amélioration du cadre collectif. C’est pourquoi il faut :

 abroger les dispositifs légaux qui ont conduit à remettre en cause la réduction du temps de travail

 retirer la proposition de loi sur le travail du dimanche.

 respecter le dialogue social sur tous les projets et propositions de loi qui touchent à la réglementation du travail.

 face à la révision générale des politiques publiques (RGPP), mettre en oeuvre des réformes porteuses de progrès social

5 – Réglementer la sphère financière internationale

Cette réglementation doit mettre un terme à la spéculation, aux paradis fiscaux, à l’opacité du système financier international et encadrer les mouvements de capitaux. L’Union européenne doit être au premier plan pour l’exiger. Il faut aussi imposer le respect des droits fondamentaux et sociaux et des normes internationales de l’OIT dans tous les échanges internationaux. L’aide publique au développement doit être maintenue et améliorer.

C’est ce que demande le mouvement syndical international

Le 5 janvier 2009


 Truc 001 ter 

Attac France le 29 janvier 2009 :
 ensemble pour le début d’un vrai mouvement
 
L’association Attac s’associe à la grève et aux manifestations appelées par les organisations syndicales. Attac entend, avec toutes les forces et mouvements sociaux progressistes, contribuer à la mobilisation pour des solutions à la crise actuelle, qui aillent dans le sens de la justice et du progrès social.
Il y a ceux qui trinquent
La crise touche aujourd’hui dramatiquement une grande partie de celles et ceux qui travaillent, sont au chômage ou en retraite. L’emploi est dégradé et les conditions de vie des salariés, déjà altérées par les années de vaches maigres, risquent un recul encore plus fort.

Il y a ceux qui continuent comme avant
Malgré la crise financière, la distribution des stock-options et des dividendes va continuer. La suppression de l’exonération de cotisations sociales sur les stock-options, qui avait été un moment envisagée, est abandonnée.

Une politique gouvernementale...
Bouclier fiscal, réforme des heures supplémentaires et des 35 heures, budgets des services publics pressurés, système de santé attaqué, mise en œuvre de la privatisation de La Poste, allongement de la durée de cotisation de retraite, baisse de l’indemnisation des chômeurs... La crise n’empêche pas la poursuite de cette politique.

... aux résultats catastrophiques
Les entreprises licencient, se débarrassent des intérimaires et des CDD et se défaussent des aléas de leur activité sur la sous-traitance... Le système de protection sociale et de service public dont bénéficiait la population de notre pays, acquis de haute lutte par des combats commencés il y a plusieurs dizaines d’années, a pris l’eau de toutes parts. Cette déconstruction, œuvre du capitalisme néolibéral depuis plus de vingt ans, signifie que 10 % de la valeur ajoutée est passée du travail aux profits du capital. L’Union européenne, les gouvernements des principaux pays européens, les institutions internationales et bien sûr les grands groupes patronaux ont été les artisans de cette destruction.

La faute à qui ?
Cette soif de profits, ces réformes visant à capitaliser les systèmes de retraites, à privatiser la protection sociale, afin d’alimenter la sphère financière spéculative, ont conduit à la crise actuelle. Cette financiarisation est inhérente aux mécanismes capitalistes. Et on ne nous fera pas croire que, pour résoudre la crise, il suffirait de « moraliser » le capitalisme.

Une crise globale
La crise s’installe alors que les écosystèmes sont de plus en plus menacés par ce système qui étend son mode de production partout sur la planète, multipliant le transport des marchandises, désertifiant des régions entières. Le réchauffement climatique est maintenant avéré.
La crise énergétique n’a pas disparu malgré la baisse du prix du baril de pétrole, car la question des limites des ressources énergétiques demeure posée.
L’agriculture est, comme le reste, sous la coupe des multinationales qui veulent imposer aux paysans et à toutes les populations des productions industrialisées dont elles seules auront le contrôle.
Les produits alimentaires sont soumis aux spéculateurs, provoquant des situations dramatiques, tantôt pour les paysans soumis au libre-échange qui voient les prix baisser dramatiquement, tantôt pour les populations qui ne peuvent plus se nourrir.
Énergies renouvelables, autosuffisance alimentaire, développement socialement et écologiquement durable, voilà les enjeux à prendre en compte pour sortir de la crise actuelle.
La mondialisation de la production, des échanges de biens, de services, de capitaux... amène aujourd’hui tout le système dans la crise. Le chômage et le nombre de familles sans logement augmentent partout sur la planète, tandis que les revenus les plus bas diminuent. La dette qui étrangle les pays du Sud est moins importante que les sommes qui ont été déboursées pour rétablir les banques en faillite !

Tous ceux qui nous avaient dit que les « réformes » étaient inévitables tentent aujourd’hui de sauver la face. Bien plus, ils souhaitent rétablir au plus vite les conditions de nouveaux profits. Voilà pourquoi les mesures prises sont insatisfaisantes : les injustices sociales et fiscales sont maintenues, aucune privatisation n’est annulée, aucune mesure contre la protection sociale n’est remise en cause, et l’argent donné aux banques ne correspond en rien à un contrôle de leur activité, encore moins à des nationalisations.

Attac fait des propositions alternatives au système :

Mise au pas de la finance
Attac demande l’abrogation des clauses interdisant toute restriction au mouvement des capitaux (article 63 du traité de Lisbonne) et la création d’une taxe sur toutes les transactions financières (de type taxe Tobin). Il est urgent de supprimer les paradis fiscaux, et d’interdire les fonds spéculatifs qui déstabilisent les marchés. Nous demandons la création d’un pôle financier public couvrant l’ensemble du secteur bancaire à l’échelle européenne, et soumis au contrôle citoyen.

Des mesures immédiates contre la pauvreté
Un revenu minimum permettant à chacun, chômeur, salarié ou retraité, une vie décente en accédant au logement, à la santé et à une alimentation équilibrée.

Justice sociale et harmonisation fiscale
Les salaires bas et moyens doivent augmenter et les très hauts revenus doivent être mis à contribution pour financer la protection sociale : systèmes de santé, retraite, assurance chômage.
Il est nécessaire que l’Europe harmonise vers le haut l’imposition sur les sociétés.

Défendre et localiser l’emploi
Les licenciements doivent être interdits dans les entreprises qui font des profits et le temps de travail doit être réduit. Les productions visant le marché local doivent être maintenues sur place, une véritable politique industrielle doit concilier création d’emplois et respect de l’environnement.

Des services publics renforcés
Il faut un moratoire sur la libéralisation des services publics et les privatisations : renoncer au changement de statut de La Poste, donner des moyens à l’Éducation nationale et établir une véritable concertation avec l’ensemble de ses usagers.

Un plan climat et énergie novateur
Des choix énergétiques nouveaux, à base d’économies d’énergie et d’énergies renouvelables et durables, sont indispensables pour répondre à la crise écologique globale.
Les plans de relance industrielle doivent être pensés en fonction de leur reconversion nécessaire.

Une crise des institutions internationales
Depuis des années, les institutions internationales, Fonds monétaire international, Organisation mondiale du commerce, Banque mondiale, G8 prônent des politiques de libre-échange, d’ajustement structurel, font pression sur les pays du Sud pour privatiser, libéraliser, ouvrir les marchés agricoles, industriels, les services. Il s’agit d’organiser dans le monde la concurrence de tous contre tous.
La faillite de ces institutions et leur caractère antidémocratique sont avérés. Nous voulons une coopération internationale nouvelle, nous voulons un contrôle des institutions économiques et financières par une ONU démocratisée.

Les réponses à apporter à la crise globale exigent de mettre en cause les politiques pensées et mises en œuvre avec obstination en France et partout ailleurs, notamment par l’Union européenne et le G20. Pour leur faire échec, les mouvements sociaux devront poursuivre leur combat dans la perspective de la réunion du G20 qui aura lieu en avril prochain, et des élections européennes en juin.
Au-delà des crises socio-économique et écologique, les dérives autoritaires et sécuritaires visant à criminaliser les mouvements sociaux et leurs acteurs montrent que la démocratie est en danger. Le combat pour davantage de solidarité et de justice est un combat de civilisation.

mardi, 20 janvier 2009
/ Attac France / Association pour la Taxation des Transactions financières pour l’Aide aux Citoyens
66-72, rue Marceau, 93100 Montreuil-sous-Bois
Tél. : +33.(0)1.41.58.17.40 - Fax : +33.(0)1.43.63.84.62

http://www.france.attac.org/spip.php?article9468

 
 


 Truc 002 

La grève générale se poursuit en Guadeloupe

lundi 26 janvier 2009
La Guadeloupe en grève
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2009-01-26-Guadeloupe

Le Collectif contre l’exploitation outrancière (LKP), qui regroupe quarante-sept syndicats, partis et associations de Guadeloupe, a annoncé le lundi 26 qu’il poursuivrait la grève générale contre la vie chère, entamée depuis le 20 janvier. Samedi 25, plusieurs milliers de personnes (25 000 selon les organisateurs) ont défilé à Pointe-à-Pitre. Durant plusieurs heures, les manifestants ont scandé « La Gwadloup sé tan nou, la Gwadloup a pa ta yo : yo péké fè sa yo vlé an péyi an-nou » (« La Guadeloupe nous appartient, elle ne leur appartient pas : ils ne feront pas ce qu’ils veulent dans notre pays »).

Le Collectif LKP réclame, entre autres, la baisse des prix des produits de première nécessité, celle des impôts, des taxes et des carburants, le gel des loyers ainsi qu’une augmentation des salaires et minima sociaux. Paralèllement, un mouvement de grève touche aussi les stations-service dont les patrons exigent l’établissement d’un numerus clausus des stations.



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Sujet : la guadeloupe en grève
Date : Fri, 23 Jan 2009
De : gilles

la bas aussi ça va mal,
ils nous montre le chemin...
http://guadeloupe.rfo.fr/article865.html
http://guadeloupe.rfo.fr/article863.html

autres articles :
http://dutron.wordpress.com/2009/01/27/guadeloupe-appel-de-l%E2%80%99ugtg-au-mouvement-ouvrier-et-democatique-international/
http://www.liberation.fr/societe/0101315041-le-prefet-requisitionne-des-stations-service-en-guadeloupe
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/social/20090126.OBS1502/nouvelle_reunion_ce_lundi_au_7e_jour_de_greve.html
http://chien-creole.blogspot.com/2009/01/nouvelles-du-front-guadeloupe-21.html
http://gwadayouth.com/2008/12/16/au-sein-du-mouvement-social-et-syndical-guadeloupeen/


 Truc 003 

Sarko à Saint-Lô  : grosse mobilisation et violences policières
lundi 12 janvier 2009 (23h54)
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article77878

La venue des sieurs Darcos et Sarkozy à Saint-Lô a donné lieu à une très importante mobilisation (5000 personnes, essentiellement enseignants, lycéens, et collectifs anti-nucléaires, dans une ville de taille modeste peu habituée aux grands mouvements sociaux), à un beau bazar, et à une violence policière par moment assez impressionnante (insultes, gaz, matraques, 11 arrestations).

Témoignages et photos à lire sur :
http://www.cetace.org/forums/viewtopic.php?f=36&t=7590

A noter que la Manche (pas de chance pour Sarkozy) est particulièrement mobilisée dans l’éducation, avec, entre autres, la création d’au moins trois collectifs parents-lycéens-enseignants (Granville, Avranche, Coutances). A chaque fois, la même démarche : une réunion pour présenter les réformes dans tous les secteurs de l’éducation (de la maternelle à l’université), où chacun peut se rendre compte de l’ampleur de l’offensive et de sa cohérence ; une liste de diffusion créée à l’issue de la réunion pour ceux qui souhaitent s’informer / mener des actions. Et c’est parti !

Demain, on passe le relais aux Nîmois, qui s’y collent pour les voeux dans la Culture !

Bonnes luttes !

JLB

enseignant manchot ;-)


 Truc 004 


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Sujet : Encore_des_truks_pliz
Date : Mon, 19 Jan 2009 07:10:27 +0000 (GMT)
De : Claude

 Je te remercie pour toutes les infos que tu me fais passer et qui me sont très utiles ;
si tu as le temps, regardes le site de CRAVIROLA, c’est une ferme autogérée (encore un repaire d’ultra -gauche) 
ou agriculture paysanne cohabite avec engagement social. Ils ont un immense camping, plein d’arbres (super).
Tout cela, à la FERME DU MAQUIS à MINERVE à 25 kms de NARBONNE. J’y suis allée l’été dernier,
c’est vraiment super ;un peu de pub ne leur ferait pas de mal.
Bonne année a Toi et merci

claude

Cravirola s’installe dans Le Maquis
"Nos idées et nos pratiques se sont affirmées au fil des ans sur les terrasses de montagnes désertes et ensoleillées, dans un petit hameau des Alpes du Sud. C’est sous ce climat de résistance créative, dans un environnement à la fois hostile et paradisiaque, qu’est né notre collectif de paysans des temps modernes : écolos pragmatiques, artistes sur les bords, militants déterminés, utopistes incorrigibles ; ensemble tournés vers l’action.
Pour cause de chaussure devenue trop petite, nous débarquons dans de nouvelles contrées, offrant de nouvelles perspectives… A mi-chemin entre Toulouse et Montpellier, au cœur du Minervois, le Hameau de Bois Bas, surnommé “Le Maquis”, est l’endroit révé où poursuivre et diversifier nos activités.”
http://cravirol.club.fr/cravirola/cravirol_index.html


 Truc 005 


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Sujet : TARNAC / Manifestation nationale à Paris le 31 janvier.
Date : Fri, 23 Jan 2009 20:51:55 +0100
De : christian

TARNAC
 
Manifestation nationale à Paris le 31 janvier.
Solidarité avec les inculpés de l’antiterrorisme.

mardi 20 janvier 2009, par Platô

Le samedi 31 janvier, aura lieu à Paris une grande manifestation contre l’antiterrorisme. Le départ est fixé à 15h, au RER Luxembourg. Des cars partiront du limousin, ainsi que de Rouen (rapprochez vous des comités locaux pour plus d’informations, ils disposent aussi des affiches que vous pouvez retrouver ici). Informez-nous si des départs groupés (train, bus, covoiturage) sont aussi prévus depuis votre ville.

Le samedi 24 auront aussi lieu une série de rassemblement en soutien aux inculpés de l’antiterrorisme, à Agen, Lyon, Rennes, Toulouse, Grenoble, Poitiers, Genève. Et aussi, à Paris XXe, une manifestation en solidarité avec tous les révoltés.

Rappelons que le 18 janvier une manifestation s’est produite devant la prison de Versailles où est incarcérée Isa, détenue "préventivement" depuis 1 an, sous régime antiterroriste, accusée d’avoir voulu incendier une dépanneuse de la police.

Appel pour la manif du 31, à Paris :

Ce qui est attaqué ? Ce sont nos luttes, nos mots, nos modes de vie, nos armes, nos amitiés et la possibilité d’affronter l’ordre des choses.

"Association de malfaiteurs", "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" font partie de ces petites machines de guerre par lesquelles on gouverne. Par lesquelles on prétend neutraliser dans l’œuf tout ce qui veut exister avec une épaisseur politique.

A Tarnac comme à Villiers-Le-Bel, A la Goutte d’or comme à Vincennes, mêmes méthodes, même guerre. Bush nous avait prévenus : la guerre au terrorisme sera sans fin. C’est aujourd’hui l’horizon commun de tous les gouvernements.

L’état d’urgence permanent ne nous fait plus peur ; contre l’antiterrorisme comme mode de gouvernement : Organisons-nous !

MANIFESTATION NATIONALE 31 JANVIER 2009, PARIS départ RER Luxembourg 15 heures

Libération des inculpés de l’antiterrorisme. Arrêt des poursuites.

Comité de soutien aux inculpés du 11 novembre :

 http://www.soutien11novembre.org/

11novembre-soutien@gmx.com


 Truc 006 


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Sujet : PETITION sur la réforme des droits des mineurs]
Date : Tue, 27 Jan 2009
De : Websurfers

 http://quelfuturpourlesjeunesdelinquants.fr/

*Le droit des mineurs se réforme en France , lui aussi à bas bruit.*

Avant ou après l’instruction ???

Encore une pétition sur un autre projet en « réforme », qui est une
démarche complémentaire de l’appel pour l’instruction.

C’est pourquoi je t’/vous adresse un lien qui permet de connaître
l’action de collègues et de personnalités de Lille et la réforme du
droit des mineurs en préparation.

Le site est accessible dès maintenant.

Sur le site, la genèse de la démarche est expliquée. Y figure aussi des
infos sur le droit des mineurs français actuel, la réforme envisagée ,
et /_comment signer la pétition_/

II me semble important de la signer et de la diffuser, notamment en
tant que parents d’élèves, que membres de l’éducation nationale, du
thérapeutique, de l’éducatif , du social , et du judiciaire.

http://quelfuturpourlesjeunesdelinquants.fr/

François GIORDANI
Magistrat


Collectifslocaux-anti-delation@rezo.net
http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/collectifslocaux-anti-delation


 Truc 007 

Pour détendre...


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Sujet : Fwd : Vivement la retraite !
Date : Sun, 25 Jan 2009 21:05:02 +0100
De : Véronique

Vivement la retraite !

Les gens qui travaillent demandent souvent à ceux qui sont à la retraite, ce qu’ils font de la journée.
Et bien par exemple, l’autre jour avec ma femme nous sommes allés en ville
et nous sommes entrés dans un magasin. Nous n’y sommes restés que 5 minutes.
Quand nous sommes sortis, un flic était en train de remplir une amende de parking.
Nous nous sommes approchés et lui avons demandé,
« Allez, vous feriez bien un petit geste envers des retraités »
Il nous a ignoré et a continué de remplir son PV.
Je l’ai traité de gros porc. Il m’a regardé et a commencé un autre PV pour des pneus lisses.
Alors ma femme l’a traité de roi des trous du cul. Il a fini le deuxième PV,
l’a mis sous l’essuie-glace et en a commencé un troisième.
Ce petit manège a continué pendant 20 minutes, plus on l’insultait, plus il remplissait de PV.
Personnellement on s’en fichait, on était venu en bus.

Depuis notre retraite nous essayons chaque jour de nous amuser un peu.
C’est important à notre âge ! ! Elle est pas belle la retraite ! !

 ! Bonne journée !


 Truc 008 


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Sujet : Signer avant le 29 janvier Contre une chaire de "criminologie" estampillée Ordre Nouveau au Conservatoire National des Arts et Métiers
Date : Thu, 22 Jan 2009 22:16:57 +0100
De : Alma

A faire connaître en premier lieu aux universitaires, mais pas seulement, pour tenter de s’opposer à ce projet ... criminel .
(le gras et rouge n’étaient pas dans la lettre d’origine)

 
Sent : Wednesday, January 21, 2009 5:13 PM
Subject : Contre une chaire de "criminologie" au CNAM

Bonjour,

Le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche entend créer une Chaire de « Criminologie » au Conservatoire National des Arts et Métiers, avec pour titulaire désigné d’office M. Alain Bauer.

Dans les milieux universitaires et professionnels, les travaux de M. Bauer sur la sécurité, la délinquance et la criminalité ont fait l’objet de vives critiques. Cosignés avec un ancien militant d’Occident puis d’Ordre nouveau, certains de ses ouvrages ont participé à la focalisation du débat public sur l’insécurité et le terrorisme, sans que les arguments avancés reposent sur une quelconque assise scientifique.

Pour connaître le contexte dans lequel cette nomination intervient, nous nous permettons de renvoyer à la pétition initiée par M. Laurent Mucchielli, directeur de recherche au CNRS, sur le thème : Pourquoi nous ne voulons pas de la « nouvelle criminologie » et des projets de contrôle de la recherche sur la « sécurité intérieure » dans lesquels elle s’inscrit.

De nombreux enseignants, chercheurs et personnels du CNAM ont pris position contre cette nomination. Ils souhaitent à présent solliciter le soutien de collègues d’autres institutions par le biais d’une pétition qui sera adressée aux membres du Conseil d’Administration du CNAM avant sa réunion du 27 janvier prochain. C’est à cette date que sera confirmée ou infirmée la nomination de M. Bauer.

Si vous souhaitez vous associer à cette démarche et signer la pétition (voir le document joint), nous vous prions de nous le faire savoir en adressant un mail à :
contrechairecriminologie@gmail.com

Merci de nous faire parvenir votre signature en indiquant vos fonctions et appartenances institutionnelles.

N’hésitez pas à faire circuler ce courriel dans vos réseaux.

Bien cordialement,

Le collectif des personnels du CNAM qui s’opposent à la nomination d’Alain Bauer sur une chaire de criminologie.

http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article1517&debut_articles_meme_rubrique22=30
http://www.profencampagne.com/article-27151022.html


 Truc 009 


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Sujet : menace sur les libertés publiques
Date : Fri, 23 Jan 2009 20:44:22 +0100
De : christian

 . 
 
menace sur les libertés publiques
http://www.telerama.fr/idees/urgent-nos-libertes-publiques-sont-menacees,38290.php

 Gardes à vue en augmentation vertigineuse, création des peines planchers, judiciarisation à gogo des mineurs, multiplication des expulsions et des atteintes à la présomption d’innocence… Nombre de Français s’inquiètent de ces coups répétés contre leurs libertés. Télérama consacre son dernier numéro à cette question.
Sur le site, vous pouvez consulter l’intégralité de ce dossier. Enquête, entretiens, témoignages…


Total contrôle
Olivier Pascal-Moussellard - Télérama n° 3080
http://www.telerama.fr/idees/total-controle,38300.php

 La frénésie répressive de Nicolas Sarkozy est-elle efficace ? Philosophes, juristes, psychiatres, ex-policier, simple citoyen... tous en doutent. Et sont persuadés qu’elle est dangereuse pour la liberté de chacun.

 
C’est un arbre vénérable, aux racines profondes mais au feuillage léger : l’Arbre de la liberté qu’on plantait jadis sur les grand-places et que les bourrasques de l’Histoire ont tour à tour ployé et redressé. Depuis que Nicolas le jardinier s’en est vu confier l’entretien, un méchant coup de froid s’est abattu sur lui : des branches cassent, les libertés publiques se ramassent à la pelle. Pluie de lois répressives votées par le Parlement, création d’une ribambelle de délits, alourdissement des peines, augmentation spectaculaire des gardes à vue et des condamnations pour outrage, multiplication des expulsions, des atteintes au droit d’expression et à la présomption d’innocence : Gnafron joue du bâton ! Et certains craignent qu’il ne s’attaque au tronc.

« Tous paranos ! » affirment des défenseurs de cette politique sécuritaire. Peut-être, mais l’Histoire nous y autorise. Quand le chef de l’Etat endosse un costume de justicier, il n’est pas interdit de suivre le conseil de Marc Crépon : « La question qui hante, qui devrait hanter toute démo cratie, écrit le philosophe dans son dernier essai, La Culture de la peur, pourrait être la suivante : comment être sûr que les mesures de sécurité qui sont prises pour répondre aux présupposées peurs des citoyens ne portent pas en elles une insécurité plus grave encore que celles qu’elles prétendent combattre ? » Nicolas Sarkozy a été élu sur un programme sécuritaire. Qu’il se montre hyper actif sur ce front ne surprend donc personne. Et la Constitution lui en donne le droit. Mais ces lois, ces pratiques et ces discours mettent-ils les libertés fondamentales en danger ? Il nous arrive de le penser, et pas seulement en nous rasant...

Pas facile, bien sûr, de définir précisément ces « libertés publiques ». « Quand vous reprenez les manuels universitaires consacrés à ces questions, vous vous apercevez que, d’une génération à l’autre, ils n’ont pas cessé de changer de titre, observe Denys de Béchillon, professeur de droit public à l’université de Pau et successivement membre des comités Balladur et Veil (1). On a longtemps parlé des libertés publiques, puis des droits de l’homme, puis des libertés fondamentales - le champ de la définition se réduisant ou s’élargissant suivant l’époque ; et, finalement, personne n’a jamais réussi à en donner une définition complètement convaincante. » Comment s’y retrouver ? « La plus large est sans doute la plus intéressante, poursuit Béchillon. Les droits fondamentaux sont ceux, consti tutionnels ou internationaux, qu’un individu peut faire valoir contre l’Etat, ce dernier étant considéré dans toutes ses subdivisions - administration, législateur, juges, etc. Mais cette définition n’est jamais qu’une convention de langage, comme celles qui l’ont précédée. »

“Comme ministre de l’Intérieur et comme
président, Nicolas Sarkozy est à l’origine
de 21 lois et de 21 décrets relatifs à la sécurité !”

En théorie, l’incertitude profite au tant aux prévenus qu’à l’accusation, puisqu’il revient toujours au juge - indépendant - de dire si ce qu’on a fait est licite ou pas et de fixer en dernière instance les limites de nos libertés. Au juge - pas au Président. Mais Nicolas Sarkozy a faussé les règles du jeu en se fixant un objectif aussi intenable qu’ambitieux : l’insécurité zéro. Depuis des mois, chaque fait divers brutal le voit monter au créneau et promettre à la fois justice pour les victimes et éradication du mal pour l’ensemble de la société. Conséquence : une véritable frénésie pénale. Comme ministre de l’Intérieur et comme président, il est à l’origine de 21 lois et de 21 décrets relatifs à la sécurité ! Un empilement qui brasse tous azimuts - de la délinquance juvénile au terrorisme, en passant par les crimes de déséquilibrés - et qui privilégie presque toujours le contrôle et l’enfermement au lieu de l’éducation et de la réinsertion. Le message aux juges et aux policiers est limpide - on enferme ! -, et les effets mesurables : gardes à vue en augmentation vertigineuse (+ 67 % entre 2001 et 2007), instauration des peines planchers (9 001 condamnations appliquant la peine minimale au 1er décembre 2008), judiciari sation à gogo des infractions commises par des mineurs... La balance de la justice penche sec, gare au chavirage ! « Toute cette agitation est le symptôme d’un problème plus général, analyse l’avocat William Bourdon. Le simple fait pour un président de viser le "risque zéro" en matière de sécurité ne peut que conduire à l’enfermement plutôt qu’à la réinsertion. Des projets comme la loi Dati sur la rétention de sûreté ou l’incar cération des mineurs de 12 ans - sur lequel le gouvernement a finalement reculé - sont le signe manifeste d’une fuite en avant. »

On peut aujourd’hui, en France, être condamné à un an de prison ferme pour le vol d’une bouteille de pastis, payer 12 000 euros d’amende pour avoir installé sur la voie publique des tentes à l’intention des SDF. Et n’avoir pas d’autre choix que plaider coupable pour des délits qu’on n’a pas commis, afin d’éviter la peine de prison, comme l’ont découvert de nombreux manifestants anti-CPE. Où est passée la mesure ? « On ne saurait reprocher à des hommes politiques dont le programme électoral annonçait des changements dans le domaine pénal de modifier la loi en créant des incriminations plus fortes pour certains comportements, défend Denys de Béchillon. Du point de vue des droits fondamentaux, dans nos sociétés, seul compte le fait que cette loi soit définie par l’autorité légitime (le Parlement) et que sa conformité aux règles supérieures, nationales et internationales, puisse être contrôlée de manière effective par un juge indépendant. Au-delà, toutes les appréciations sont de nature politique, ni plus ni moins. »

“Le problème, avec toute culture de la peur [...],
c’est qu’elle n’est jamais totalement
dissociable d’une culture de l’ennemi.”

C’est pourtant l’« au-delà » qui nous intéresse. L’année 2008 laissera un souvenir amer à beaucoup trop de monde. Aux collégiens de Marciac (Gers), reniflés par des chiens policiers ; à l’ancien directeur de Libé Vittorio de Filippis ; au photographe de l’AFP Jean-Philippe Ksiazek, dont le travail a été effacé par des policiers lors d’une manifestation de lycéens à Lyon ; à Julien Coupat et Yldune Lévy, qualifiés de « terroristes » à la va-vite ; et à Hervé Eon, condamné, après qu’il eut inscrit « Casse-toi pov’con » sur une banderole, pour outrage (et non pour plagiat, alors qu’il reprenait les propos du président de la République au Salon de l’agriculture 2007 !). Amer, et même un peu plus, pour tous ces indésirables que Nicolas Sarkozy n’en finit plus de désigner. Hier, c’était les prostituées, les sans-papiers et les jeunes des cités. Le cercle s’est élargi au gré des faits divers. Les statistiques du ministère de l’Intérieur ont beau montrer que, dans un taux de délinquance en hausse, le pourcentage des mineurs mis en cause baisse, le « jeune délinquant » est devenu une obsession. Au point que son emprisonnement dès l’âge de 12 ans relèverait du « bon sens », selon la garde des Sceaux (son Premier ministre l’a contredite). Sûr que les prisons françaises, épinglées à la fois par les Nations unies et le Conseil de l’Europe, sont le cadre rêvé pour une rapide réinsertion !

« Le problème, avec toute culture de la peur [...], rappelle Marc Crépon dans son essai, c’est qu’elle n’est jamais totalement dissociable d’une culture de l’ennemi. » L’ado délinquant n’est pas seul : le malade mental est « forcément » un psychopathe dangereux. Oubliant la grande misère de la psychiatrie, Docteur Sarko ne s’intéresse qu’à cette caté go rie de malades et lui promet un bel avenir : systématisation des soins sous contrainte, ouverture de 200 chambres d’isolement... Le projet de « sécurisation des hôpitaux » prend l’exact contre-pied du modèle psychiatrique des quarante dernières années, qui vise la réintégration des patients dans la société tout en les encadrant (et y parvient de moins en moins, faute de moyens). Et tant pis si les risques d’être assassiné en France par un malade mental sont infiniment moins grands que celles d’être dézingué par son voisin de palier : le rapport de la commission Violence et santé mentale dénombre qu’en 2005, sur 51 411 personnes mises en examen dans des affaires pénales, 212 ont bénéficié d’un non-lieu pour irresponsabilité mentale, c’est-à-dire 0,4 % des crimes et délits, rappelle pourtant l’« Appel des 39 », une lettre de protestation signée par des psychiatres et des psychanalystes après la déclaration de Nicolas Sarkozy. En revanche, la prévalence des crimes violents contre les patients psychiatriques est 11,8 fois plus importante que celle qui s’exerce contre la population générale... Diagnostic des « 39 » : « En amalgamant la folie à une pure dangerosité sociale, en assimilant la maladie mentale à la délinquance, est justifié un plan de mesures sécuri taires inacceptables. »

“Les policiers aussi ont peur :
ils ont peur et ils ont honte qu’on
les oblige à appliquer cette politique.”

Inacceptables et donc contestées. Mais la contestation, c’est suspect. Demandez aux trois profs de philo qui, embarqués sur un avion d’Air France pour un colloque à Kinshasa, ont décidé d’interroger les policiers qui « raccompagnaient » au Congo des sans-papiers. Le premier, Pierre Lauret, fut débarqué manu militari. Les deux autres ont été cueillis à leur retour de Kinshasa et envoyés dix heures en garde à vue. Dialogue impossible entre des citoyens concernés et les policiers chargés de... leur sécurité ? « Quand nous sommes montés dans l’avion pour Kinshasa, on nous a distribué un papier qui disait : "Une reconduite à la frontière est une décision légitime de l’Etat français", raconte Yves Cusset, un des trois philosophes. Plus tard, un des policiers s’est levé pour nous dire que, dans une démocratie comme la nôtre, il fallait respecter les lois. Et une fois que le débat fut lancé avec les passagers, il a vite été interrompu par la menace d’un autre policier : "Faites attention à ce que vous dites, ça va se retourner contre vous." Pourquoi cette fin de non-recevoir ? Parce que les policiers aussi ont peur : ils ont peur et ils ont honte qu’on les oblige à appliquer cette politique. »

“La présomption d’innocence devient
une vieillerie d’un autre temps.”

La France ne vit pas sous un système totalitaire. Il n’en reste pas moins que la distinction entre ce qui relève de la sécurité (c’est-à-dire le fait de pouvoir sortir dans la rue sans crainte) et ce qui appartient au domaine de la sûreté (la protection de l’Etat) n’est plus nette. « On a beaucoup mélangé les deux ces derniers temps, affirme l’avocate Dominique Noguères. C’est gravissime. » D’autant plus grave que, depuis l’« affaire Tarnac », un petit air de Minority Report (le film futuriste de Steven Spielberg dans lequel la police « neutralisait » les criminels avant qu’ils passent à l’acte) flotte sur la place Vendôme : on peut aujourd’hui, en France, être interpellé et emprisonné sur les intentions qu’on nous prête et non sur les actes qu’on a commis. Pas de preuves solides pour le sabotage des lignes de TGV, pas de témoins des faits à Tarnac ? Qu’à cela ne tienne, on recourt à l’article 421, du Code pénal qui qualifie les actes de « terroristes » : plus besoin d’éléments matériels, à Tarnac un zeste de soupçon fera l’Affaire. « Lorsque vous vous donnez comme impératif de gérer les événements avant qu’ils se produisent et que vous vous fixez comme objectif l’insécurité zéro, c’est toute la population qui devient potentiellement dangereuse, déclare Frédéric, du comité de soutien des inculpés de Tarnac. Il ne s’agit plus alors de déterminer si un acte est "terroriste" ou pas, mais d’évaluer une probabilité du risque. Inutile de préciser que la présomption d’innocence devient alors une vieillerie d’un autre temps. » Bien de l’époque, en revanche, est le délire verbal dans lequel sombrent certains dirigeants (et quelques médias) lorsqu’ils se targuent d’« interpréter » les indices ou les « intentions » : « Ils ont adopté la méthode de la clan destinité, soulignait ainsi sans rire Michèle Alliot-Marie après l’arres tation de Julien Coupat, d’Yldune Lévy et de leurs amis. Ils n’utilisent jamais de téléphone portable. Ils se sont arrangés pour avoir, dans le village de Tarnac, des relations amicales avec les gens qui pouvaient les prévenir de la présence d’étrangers. » Qui se sentirait encore en sécurité après avoir entendu une chose pareille ?

Drôle de modèle pour la justice. Surtout quand on apprend que cette politique sécuritaire ne marche pas : selon l’Observatoire national de la délinquance, les violences sur personnes ont encore augmenté de 2,4 % en 2008 (2), comme elles n’ont cessé de le faire entre 2002 et 2007. A se demander si le président de la République n’aurait pas viré son ministre Sarkozy... Cette surenchère pénale est d’autant moins pardonnable que le gouvernement est parfaitement informé de l’inefficacité de certaines mesures. Un seul exemple : en 2005, l’ancien garde des Sceaux, Dominique Perben, a commandé une étude sur l’effet des peines planchers sur la récidive. Elections obligent, le rapport a finalement été remis, en juin 2007, à Rachida Dati (3). Verdict ? « Notre avis ne souffrait d’aucune ambiguïté, raconte le sociologue Sébastian Roché, qui a participé à ce travail. Nous avons informé la ministre que ces peines n’avaient pas l’efficacité qu’on leur prêtait et qu’on pouvait en mesurer l’inefficacité. Ceux qui pensent qu’on améliore la sécurité du citoyen en punissant plus longtemps se trompent. C’est même le contraire qui est vrai : ces peines poussent les jeunes dans une délinquance au quotidien. » Roché n’a plus jamais entendu parler de cette étude et notre courriel à la garde des Sceaux est resté sans réponse. Le 10 août 2007, la loi sur les peines planchers a été votée au Parlement.

Et si la lutte contre l’insécurité n’était qu’un objectif marginal de cette politique sécuritaire ? Si l’objectif principal était, en fait, ce que le sociologue Laurent Mucchielli appelle le con trôle social ? Sinon, pourquoi tant de fichiers (34 en 2006, 45 en 2008), pourquoi ce souci d’en savoir plus - toujours plus ! - sur des catégories toujours plus larges de la population ? Ceux qui n’ont « rien à se reprocher », bien sûr, n’ont rien à craindre. Mais aujourd’hui, pour être dans le bon wagon, obéir à la loi ne suffit plus : il faut aussi être dans la norme. Travailler plus pour gagner plus. Contester dans les clous et continuer de regarder France Télévisions quand son président sera nommé par le nôtre. A moins que... « Ceux qui sont prêts à abandonner un peu de leurs libertés fondamentales en échange d’un peu de sécurité illusoire ne méritent ni les unes ni l’autre », rappelait Benjamin Franklin. On peut donc s’indigner. Refuser la norme, s’accrocher à l’Arbre et à nos libertés.

Olivier Pascal-Moussellard

Télérama n° 3080

(1) Comité Balladur de réflexion sur les institutions de la Ve République (2007) ; comité Veil de réflexion sur le préambule de la Constitution (2008).

(2) La délinquance globale, elle, a baissé, grâce à la diminution des vols.

(3) Rapport de la commission d’étude et de suivi de la récidive, 28 juin 2007.

A lire

La Culture de la peur, de Marc Crépon, éd. Galilée, 124 p., 20 €.

La Frénésie sécuritaire, sous la direction de Laurent Mucchielli, éd. La Découverte, 138 p., 10 €.


 Truc 009 bis ______________________________
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 Robert Badinter : “On passe d’une justice de liberté à une justice de sûreté. C’est inquiétant”
Ancien Garde des Sceaux et président du Conseil constitutionnel, grand spécialiste du droit et curieux du monde qui l’entoure… Robert Badinter est pour nous une sorte de sage parmi les sages, que nous nous devions d’interroger sur le sujet qui nous préoccupe : la menace qui pèse sur les libertés publiques. Il nous a accordé un très long entretien, paru dans “Télérama”.
http://www.telerama.fr/idees/robert-badinter-on-passe-d-une-justice-de-liberte-a-une-justice-de-surete-c-est-inquietant,38335.php

L’Abolition, film en deux parties de Jean-Daniel Verhaeghe, programmé ces deux prochaines semaines sur France 2, retrace le combat de Robert Badinter pour mettre fin à la peine de mort en France. Difficile d’imaginer aujourd’hui - et ce n’est pas la moindre vertu de ce film que de le rappeler - la violence du débat de l’époque. Où en est-on de la marche vers l’abolition universelle ? Qu’en est-il plus généralement des droits de l’homme après le choc du 11 septembre 2001 ? Faut-il s’inquiéter pour nos libertés publiques quand s’accumulent les mesures sécuritaires ? Avocat, sénateur, ancien garde des Sceaux et président du Conseil constitutionnel, Robert Badinter, 80 ans, n’a rien perdu de sa passion ni de ses convictions.

Où en est-on de l’abolition de la peine de mort dans le monde ?
Les progrès ont été beaucoup plus rapides que je ne l’imaginais le 30 septembre 1981, quand la France a supprimé la peine de mort. Nous étions alors le trente-cinquième pays abolitionniste dans le monde, on en compte aujourd’hui cent trente-six. Les Nations unies regroupant cent quatre-vingt-dix-huit Etats, les abolitionnistes sont aujourd’hui largement majoritaires. L’Europe est désormais libérée de la peine capitale. A une exception près, significative, celle de la Biélorussie, dernier Etat dictatorial du continent. C’est d’ailleurs le seul qui n’appartienne pas au Conseil de l’Europe, dont les quarante-sept Etats membres sont liés par le sixième protocole à la Convention européenne des droits de l’homme, qui interdit de recourir à la peine de mort. Les Russes n’ont pas aboli, mais ils ont, depuis 1996, un moratoire sur les exécutions qu’ils renouvellent régulièrement. En 1981, franchement, je n’en espérais pas tant !

Il n’y a pas de retour en arrière possible ?
Ce qui est remarquable, c’est qu’il n’y en a jamais eu. Si on observe la situation du point de vue mondial, il reste trois grandes zones de bataille pour l’abolition. La première, c’est la Chine, premier « producteur », et de loin, de peines capitales. Entre huit mille et dix mille par an. Viennent ensuite les Etats islamistes intégristes, les seuls où les exécutions sont aujourd’hui en augmentation. En Iran, par exemple, elles ont doublé en quelques années et concernent particulièrement les femmes. Le problème enfin, ce sont les Etats-Unis, lieu privilégié de la bataille pour l’abolition, parce qu’ils incarnent le modèle occidental aux yeux du monde. La situation là-bas est complexe. Le nombre d’exécutions a beaucoup diminué, le pire étant l’époque où George Bush était gouverneur du Texas. La Cour suprême a rendu des décisions qui ont resserré le champ d’application de la peine de mort. Elle est désormais interdite contre les mineurs au moment des faits ou contre les malades mentaux. Les droits de la défense ont été aussi renforcés.

L’élection de Barack Obama peut-elle changer les choses ?
Barack Obama s’est malheureusent prononcé en faveur de la peine de mort, à peu près dans les mêmes termes que John McCain. Mais, en la matière, l’attitude du président n’est pas aussi importante que dans d’autres pays. Les Etats-Unis sont un Etat fédéral et la plupart des condamnations sont le fait des Etats, notamment le Texas, la Floride, la Virginie. Le point positif, c’est qu’une douzaine d’autres Etats refusent la peine capitale et que l’on assiste aujourd’hui à une multiplication des moratoires, en réaction à la série de révélations concernant des innocents condamnés à mort.

Les Etats-Unis finiront inévitablement par abolir, non pas sous la pression de l’opinion publique, mais à cause des poisons que charrie la peine de mort, l’injustice sociale, le risque d’erreur judiciaire, le racisme. Et surtout parce que l’on constate que, pendant la durée des moratoires, la grande criminalité sanglante n’augmente pas. La lutte, au plan mondial, n’est donc pas finie, mais les progrès sont considérables. Aujourd’hui, quand je longe les murs de la prison de la Santé, je me dis qu’il n’y a pas si longtemps, là, en plein coeur de Paris, on coupait des hommes vivants en deux, puis chacun vaquait à ses affaires.

Plus généralement, du point de vue des droits de l’homme, l’évolution n’a pas été aussi positive...
Depuis la Déclaration universelle de 1948, nous avons connu en gros trois périodes. Jusqu’à la chute du mur de Berlin, en 1989, c’était l’affrontement idéologique, celui de ma génération, entre les tenants des droits de l’homme au sens classique du terme, essentiellement civils et politiques, et ceux qui considéraient avec mépris ces droits « formels », les tenants des droits « réels », essentiellement économiques et sociaux. Au sein de la Commission des droits de l’homme des Nations unies, à Genève, vous aviez ainsi, d’un côté, le bloc soviétique, ses satellites et ses alliés, et de l’autre, les puissances occidentales. Le conflit a duré jusqu’à l’effondrement du communisme. On est ensuite entrés, depuis 1989, dans une courte période où les droits de l’homme ont été le plus largement reconnus, au moins en parole. C’était la grand-messe partout, y compris chez les tartuffes, ceux qui les violaient allègrement tout en ne cessant de s’en réclamer.

Et puis est venu le 11 septembre 2001...
La grande responsabilité de George Bush, c’est d’avoir légalisé des violations des droits de l’homme aussi effrayantes et brutales que Guantánamo, la zone de non-droit absolue. D’avoir légalisé la torture, d’avoir privé des accusés et des suspects de leurs droits élémentaires. Et, comme cela a été notre cas pendant la guerre d’Algérie, d’avoir jusque dans les textes, méconnu les droits de l’homme, dont par ailleurs les Etats-Unis se voulaient les champions. Du coup, dans les pays non occidentaux - en Afrique, dans l’ensemble des Etats musulmans, en Extrême-Orient -, l’accusation est celle du « double standard » : il y a deux poids, deux mesures. Pour vous les Occidentaux, pour vous les Américains, c’est l’habeas corpus, la garantie juridictionnelle, le droit à la défense. Pour les autres, c’est Guantánamo et la torture. Les droits de l’homme, produit de la société occidentale, ne valent que pour elle. Ne venez donc pas nous donner de leçons de morale !

Quelles en sont les conséquences ?
La naissance d’un nouveau conflit idéologique entre « universalistes » - que sont les droits de l’homme s’ils ne sont pas universels ? - et « différentialistes » ou « multiculturalistes ». Regardez ce que disent les Chinois, par exemple, mais aussi Castro ou Chávez : nous respectons les droits de l’homme, mais chaque Etat est souverain et libre de les interpréter et de les mettre en oeuvre à sa manière. Votre prétention à l’universalité n’est qu’une nouvelle forme d’ingérence. Quant aux Etats islamistes, ils considèrent les droits de l’homme comme un don de Dieu, qu’il convient par conséquent d’interpréter à la lumière de la charia, en excluant de fait les juristes au profit des docteurs en théologie. La tâche, pour les nouvelles générations, va être considérable.

Venons-en à la situation en France. Que pensez-vous de la création d’un secrétariat d’Etat aux Droits de l’homme ?
Pourquoi pas ? L’essentiel, c’est la réalité des efforts menés pour améliorer la situation dans le monde. En Europe, nous bénéficions sans doute de la meilleure protection, mais cela n’empêche pas d’être vigilant car la tentation existe toujours, au nom de l’efficacité, de rogner sur les libertés fondamentales. Quant au reste du monde, outre les plus éclatantes violations des droits de l’homme, c’est-à-dire les génocides et les crimes contre l’humanité, en Afrique en particulier, qui est le continent martyr des droits de l’homme, il faut insister sur la défense des droits économiques et sociaux. Le problème, c’est l’immense pauvreté. Certes, il y a des progrès : on a renforcé la lutte contre la famine, le combat contre l’illettrisme a progressé, les pandémies ont reculé. Mais il reste plus d’un milliard d’êtres humains qui vivent avec moins de 1 dollar par jour.

On s’inquiète, en France, de l’extension de la garde à vue, de la multiplication des fichiers de police, de la loi sur la rétention de sûreté qui permet de garder indéfiniment en prison des détenus ayant purgé leur peine au motif qu’ils sont potentiellement dangereux : existe-t-il une menace pour les libertés publiques ?
S’agissant du terrorisme, tout attentat aveugle, dirigé contre des civils anonymes, par définition innocents, pour semer la terreur et la dévastation est un crime contre l’humanité. La fermeté s’impose. Cela dit, la lutte contre le terrorisme doit être conduite dans le respect des principes de l’Etat de droit. Justement parce que nous refusons l’idéologie de mort et de violence des terroristes. Les combats gagnés contre le terrorisme en Italie, en RFA, l’ont été dans le respect des principes de la démocratie. Quand on les méconnaît, les choses se terminent comme elles ont fini en Algérie dans les années 1950.

En France, nous avons à la fois le contrôle de constitutionnalité par le Conseil constitutionnel et le contrôle de conformité à la Convention européenne des droits de l’homme, sur lesquels veille la cour de Strasbourg. Les tentations, si elles existent, sont donc contenues et réfrénées. Cela n’empêche pas que l’on puisse déplorer le recours presque obsessionnel à des fichiers, je crois que nous en sommes à trente-deux, sans compter Edvige ! On fiche les mineurs, on conserve la trace de ce que l’on a fait à 15 ans, c’est absurde.

L’accélération de l’inflation législative est aberrante. On en est à la sixième loi sur la détention provisoire pour les quinze dernières années. Cela n’améliore en rien la sécurité, mais ça multiplie les difficultés des praticiens.

Je me souviens de ce mot d’un homme politique italien : « Monsieur Badinter, quand on ne sait pas quoi faire, on peut toujours faire une loi, ça ne coûte pas cher et ça fait plaisir. Que ce soit efficace, c’est une autre question ! »

Sur votre bureau du Conseil constitutionnel, vous aviez une affichette sur laquelle était écrit : « Toute loi anti-constitutionnelle est nécessairement mauvaise, mais toute loi mauvaise n’est pas forcément anticonstitutionnelle. » Quelle loi, parmi celles de ces deux dernières années, vous semble entrer dans la seconde catégorie ?
La loi sur la rétention de sûreté. Nous avons édifié jusqu’ici, très difficilement, un système de justice pénale qui repose sur le principe de la responsabilité entendue comme la contrepartie de la liberté. Vous avez choisi de violer la loi, la peine qui vous est appliquée est la sanction de cette violation. Vous répondez de vos actes selon les principes de l’Etat de droit. A partir du moment où l’on décide de garder quelqu’un en détention au regard d’un crime virtuel qu’il pourrait commettre parce qu’on le considère comme dangereux, vous êtes passé dans un autre système. Comment voulez-vous alors vous défendre puisque vous n’êtes accusé de rien ? Comment les magistrats diagnostiqueront-ils la « dangerosité criminologique » ?

Nous voilà de retour dans un système qui a eu son heure de gloire idéologique au XIXe siècle, quand fleurissaient les théories des criminologues de l’époque, Enrico Ferri, Cesare Lombroso : les hommes dangereux, les criminels-nés.

On passe d’une justice de liberté à une justice de « sûreté ». C’est une dérive inquiétante.

Que pensez-vous des projets concernant les mineurs ?
Je pense à ces portraits du XVIe siècle qui montrent des enfants nobles, habillés comme papa, avec une petite épée, un petit pourpoint. Un mineur, ce n’est pas un adulte en réduction. Un mineur, c’est un être en devenir. Vouloir rapprocher la justice des mineurs de celle des adultes, c’est la négation même de sa spécificité. Il faut absolument conserver la philosophie de l’ordonnance de 1945, d’abord et toujours éduquer, former, prévenir. L’objectif premier de la justice des mineurs, c’est de les intégrer ou de les réinsérer dans la société.

Le président de la République vient d’annoncer la suppression du juge d’instruction. Quelle est votre réaction ?
Je n’en sais pas assez, en l’état actuel des choses, pour me prononcer sur la procédure envisagée. Sur le plan des principes, le problème est cependant d’une grande simplicité. S’il s’agit de confier l’instruction aux procureurs, sous le contrôle d’un « juge de l’instruction » nouvellement créé, il faut garantir l’indépendance des magistrats du parquet. Vous savez en effet que celui-ci est sous les ordres du garde des Sceaux et que les procureurs n’ont pas les mêmes garanties que les juges en ce qui concerne leurs nominations et leurs promotions. Si l’on veut s’orienter dans cette voie, il faut donc préalablement modifier le statut des magistrats du parquet. Il faut leur assurer des garanties d’indépendance qui mettent leur carrière et leur régime disciplinaire au même niveau que les juges. Sinon, vous aurez inévitablement le soupçon, et parfois l’effectivité, d’un pouvoir politique dirigeant la marche des instructions à travers le parquet, même sous le contrôle d’un juge. Ce serait renforcer singulièrement l’empire du pouvoir politique sur la justice pénale.

L’état des prisons en France est une de vos préoccupations constantes...
Le problème ne date pas d’hier, ni même d’avant-hier. Il y a, en France, une indifférence multiséculaire à la condition carcérale. Quand j’étais garde des Sceaux, j’ai multiplié les efforts pour humaniser les prisons. Sans les moyens nécessaires. La priorité en France, en matière de solidarité, n’est jamais les prisons : les hôpitaux sont prioritaires, les chômeurs, les SDF. Et à chaque fois que j’ai pris une mesure en faveur des détenus, la réaction du corps social était négative. Quand nous avons fermé les quartiers de haute sécurité, certains disaient : « La France est livrée aux assassins. » Quand nous avons créé les parloirs libres, où la mère pouvait embrasser son fils, ou la femme son compagnon, on a dit que nous prenions le risque insensé de passage de drogues, voire d’armes ! Quand nous avons introduit la télévision dans les cellules, on a ricané : « Et pourquoi pas le champagne ? » Depuis, j’ai compris qu’il existe une loi d’airain en matière carcérale : vous ne pouvez pas porter les conditions de vie des détenus au-dessus de celles des travailleurs les plus défavorisés. La prison est ainsi comme le négatif de l’état de la société. C’est saisissant. A cela s’ajoute un problème spécifique à la France, celui de la détention dans les maisons d’arrêt, qui sont surpeuplées. Certains établissements sont remplis à 200 % ! Trois personnes, voire quatre, vivent ainsi dans une cellule de 10 mètres carrés ! Comment assurer le respect de l’intimité, de la dignité des détenus dans ces conditions ! Comment voulez-vous préparer la réinsertion dans une telle promiscuité, quand se mélangent jeunes délinquants et multirécidivistes ?

Le projet de réforme de l’audiovisuel public a fait couler beaucoup d’encre. Que pensez-vous de la nomination et surtout de la révocation de son président par l’exécutif ?
Le président de la République nous dit qu’il s’agit de mettre fin à l’hypocrisie de la nomination par le CSA. Mais ce qu’il fallait alors, c’est renforcer les garanties d’indépendance du CSA. Réduire ses pouvoirs en confiant la nomination à l’exécutif est un retour en arrière. Que ce choix soit soumis à l’avis du CSA ne change rien. Il y a une grande différence pour le CSA entre choisir entre une série de candidats après auditions publiques et se prononcer sur un seul candidat désigné par le président de la République. Quant au contrôle du Parlement, c’est un leurre. Pour que le choix du président soit refusé, il faut qu’il le soit par les trois cinquièmes des membres des commissions des affaires culturelles de l’Assemblée et du Sénat. Dans notre système politique, vous ne verrez jamais la majorité présidentielle censurer ainsi le choix du président ! Et l’opposition sera impuissante face à ce choix. Nous vivons actuellement dans ce que j’appelle une « monocratie », le pouvoir d’un seul homme démocratiquement élu par le peuple pour cinq ans. Quand j’entends la parole élyséenne, je sais ce que sera la loi. Et cela me rappelle l’axiome de l’ancienne monarchie : « Cy veut le roi, cy fait la loi. »

Propos recueillis par Michel Abescat et Olivier Milot


 Truc 009 ter 

 
Anne de Blic, mère d’élèves : “On harcèle le commissariat jusqu’à la libération des familles”
Parisienne, mère de trois enfants, elle n’imaginait pas rester sans rien faire face aux arrestations de sans-papiers dans son quartier.
http://www.telerama.fr/idees/anne-de-blic-parent-d-eleves-on-a-deja-reussi-a-faire-reculer-les-policiers,38308.php

Elle n’a pas choisi, elle a été « happée ». Ni syndicat, ni parti politique, juste trois enfants scolarisés dans le 11e arrondissement de Paris. « Dans leur classe, il y a toujours trois à cinq enfants en situation irrégulière. Des enfants tout à fait intégrés, dont les parents travaillent et parlent français. » En 2006, Anne de Blic et son mari donnent d’abord un coup de main à une famille malienne. La circulaire Sarkozy va changer l’échelle de leur engagement : « Toutes les familles de sans-papiers sont sorties du bois pour nous demander de l’aide. »

Le couple assure alors une permanence dans le quartier, bétonne les dossiers de régularisation, fait le pied de grue devant la préfecture. Une solidarité relayée partout en France, via le Réseau éducation sans frontières (RESF). « On y trouve de tout, des médecins, des acteurs, des comptables, des vendeuses, dont certains avaient voté Bayrou ou Sarkozy à la présidentielle. » Des parents d’élèves soudés par « une même indignation », qui parrainent des sans-papiers et se serrent les coudes à chaque arrestation. « On harcèle le commissariat de mails et de coups de fil jusqu’à la libération des familles », raconte Anne de Blic. Elle a participé aux « brigades antirafles » de Belleville. Ameutant les riverains lors des interpellations. « La préfecture n’aime pas le bruit, le désordre. A plusieurs, on a déjà réussi à faire reculer les policiers et à faire sortir des Chinois du fourgon. »

L’année dernière, dix parents d’élèves de l’école Parmentier ont été arrêtés. Les dix ont été relâchés. « On résiste, oui, sans forfanterie. » Parmi les membres du réseau, certains ont ponctuellement caché chez eux des sans-papiers (« Tant que la famille n’est pas regroupée, elle n’est pas expulsable »). Ancienne journaliste, Anne de Blic s’est remise à la sociologie. Sujet d’étude : « Les nouvelles formes de mobilisation autour des sans-papiers ». Un terrain qu’elle maîtrise.

Erwan Desplanques


 Truc 009 quater 

 
Roland Gatti, policier à la retraite : “On expulse à tour de bras”
Choqué par la “politique du résultat” de Nicolas Sarkozy, cet ancien sous-brigadier à la police au frontières avait dénoncé en 2005 “le travail inhumain“ qu’on l’obligeait à effectuer.
http://www.telerama.fr/idees/roland-gatti-policier-a-la-retraite-nous-on-pete-les-plombs,38309.php

Le sale boulot, il connaît. Les menottes, l’avion, les cris, c’était sa vie. « Nicolas Sarkozy nous avait demandé de faire du chiffre, juste du chiffre, alors qu’on faisait déjà plus de mille expulsions par an. Même mes collègues les plus durs commençaient à trouver le travail inhumain. » En 2005, Roland Gatti, sous-brigadier à la police aux frontières (PAF) de Metz, craque et balance tout à Libération. « On expulse à tour de bras, on fait les fonds de tiroirs. [...] C’est choquant. »

En haut lieu, l’autorité s’étrangle. « Vous devriez avoir honte », lui assène le préfet de police. « Au contraire, dit Roland Gatti, mon épouse et mes enfants sont fiers de moi. » Cette fronde lui vaut trois mois de placard, des vexations et une menace d’enquête disciplinaire. A l’époque, ses amis flics font bouclier autour de lui. La « politique du résultat », la plupart des syndicats policiers la critiquent. Encore aujourd’hui : « On nous demande de faire toujours plus de PV, avec des primes au rendement. Nous, on pète les plombs », se plaint le Syndicat général de police-FO. Avant 2005, Roland Gatti, fils d’immigrés italiens, imposait ses principes. « Souvent, j’allais prévenir les familles la veille du départ. Je n’avais pas envie de les surprendre à 4 heures du matin, ça me rappelait trop les rafles. Je leur laissais le temps de préparer leurs affaires. Après, je faisais le maximum pour leur trouver une douche, des médicaments, un téléphone. Je leur expliquais calmement la situation, on tissait des liens. Je n’ai jamais eu besoin de frapper quelqu’un pour qu’il monte dans l’avion. »

Un jour, il sympathise avec un immigré clandestin qu’il reconduit en Algérie. Lui donne un peu d’argent. L’homme était venu en France pour fuir des menaces. « Huit jours plus tard, j’apprends qu’il a effectivement été tué ; cela pose un sérieux cas de conscience. » Depuis cet été, Gatti a pris sa retraite. Plus jeune, il aurait sans doute démissionné. Selon lui, un flic peut « refuser un ordre qu’il ne juge pas légitime, conforme à notre code de déontologie ». On appelle ça le libre arbitre.

Erwan Desplanques


 Truc 009 quinquies 

 
 Michaël Guyader, psychiatre : non à l’hôpital “prison”
Chef de service dans un hôpital, il s’oppose vigoureusement aux “propositions dégradantes” de Nicolas Sarkozy sur la psychiatrie.
http://www.telerama.fr/idees/michael-guyader-psychiatre-non-a-l-hopital-prison,38307.php

Il n’est pas le seul médecin à avoir établi le diagnostic – Nicolas Sarkozy a tort de vouloir renforcer la sécurité dans les hôpitaux psychiatriques –, mais le premier à l’avoir clamé haut et fort, en décembre dernier, à la faveur d’une lettre ouverte particulièrement vive : « J’affirme ici mon ardente obligation à ne pas mettre en œuvre vos propositions dégradantes. » Voilà, c’est dit.
Chef de service à l’hôpital psychiatrique de l’Essonne, Michaël Guyader s’oppose au projet de réforme annoncé le 2 décembre par le président de la République. Et appelle à la désobéissance médicale. Hors de question que l’hôpital se transforme en « prison », avec des sorties de plus en plus encadrées, la multiplication des chambres d’isolement et des internements sous contrainte. C’est au médecin seul de juger si le patient est dangereux, sachant que les malades mentaux sont très rarement impliqués dans les crimes et les délits. « La société est plus dangereuse pour les fous que les fous pour la société », répète volontiers Michaël Guyader. Il se bat contre la caricature du « dangereux schizophrène », relayée encore récemment par les médias avec l’évasion de l’hôpital de Marseille. « Un schizophrène ? Je ne sais pas ce que c’est. Un individu en souffrance, oui. »

Angélique ? Pas tant que cela. Mi-décembre, trente-neuf psychiatres ont signé un « appel » contre cette « nuit sécuritaire » qui menace leurs conditions de travail. « La perpétuité sur ordonnance, on refuse d’y participer, affirment Franck Chaumont et Roger Ferreri, psychiatres proches du Dr Guyader. On continuera à soigner les patients avec dignité, ce qui apparaîtra bientôt comme une forme de résistance. » Michaël Guyader se dit « bouleversé » par le soutien reçu depuis sa lettre. Intrigué, aussi. « On me félicite pour mon courage. Etonnant. Je risque quoi ? Un contrôle fiscal ? Et alors ? »

Erwan Desplanques

 
 http://www.telerama.fr/idees/urgent-nos-libertes-publiques-sont-menacees,38290.php
 
 
 
 
 


 Truc 010 

La grève générale se poursuit en Guadeloupe

lundi 26 janvier 2009
La Guadeloupe en grève
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2009-01-26-Guadeloupe

Le Collectif contre l’exploitation outrancière (LKP), qui regroupe quarante-sept syndicats, partis et associations de Guadeloupe, a annoncé le lundi 26 qu’il poursuivrait la grève générale contre la vie chère, entamée depuis le 20 janvier. Samedi 25, plusieurs milliers de personnes (25 000 selon les organisateurs) ont défilé à Pointe-à-Pitre. Durant plusieurs heures, les manifestants ont scandé « La Gwadloup sé tan nou, la Gwadloup a pa ta yo : yo péké fè sa yo vlé an péyi an-nou » (« La Guadeloupe nous appartient, elle ne leur appartient pas : ils ne feront pas ce qu’ils veulent dans notre pays »).

Le Collectif LKP réclame, entre autres, la baisse des prix des produits de première nécessité, celle des impôts, des taxes et des carburants, le gel des loyers ainsi qu’une augmentation des salaires et minima sociaux. Paralèllement, un mouvement de grève touche aussi les stations-service dont les patrons exigent l’établissement d’un numerus clausus des stations.



Message original --------
Sujet : la guadeloupe en grève
Date : Fri, 23 Jan 2009
De : gilles
la bas aussi ça va mal,
ils nous montre le chemin...
http://guadeloupe.rfo.fr/article865.html
http://guadeloupe.rfo.fr/article863.html

autres articles :
http://dutron.wordpress.com/2009/01/27/guadeloupe-appel-de-l%E2%80%99ugtg-au-mouvement-ouvrier-et-democatique-international/
http://www.liberation.fr/societe/0101315041-le-prefet-requisitionne-des-stations-service-en-guadeloupe
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/social/20090126.OBS1502/nouvelle_reunion_ce_lundi_au_7e_jour_de_greve.html
http://chien-creole.blogspot.com/2009/01/nouvelles-du-front-guadeloupe-21.html
http://gwadayouth.com/2008/12/16/au-sein-du-mouvement-social-et-syndical-guadeloupeen/


 Truc 011 


Message original --------
Sujet : tarnac le principal témoin contre julien Coupat serait un mythomane
Date : Fri, 23 Jan 2009 08:41:37 +0100 (Paris, Madrid)
De : Daniel

Tarnac le principal témoin contre julien Coupat serait un mythomane
le 23 janvier 2009

Tarnac : le témoin à charge contre Julien Coupat serait un mythomane

Un article intéressant sur Mediapart le site crée par Edwy Plenel ex redacteur en chef du monde et "journaliste" on ne peut plus courtisan de Lci , qui ce n’est un secret pour personne a depuis des années ses « entrées » et des « amitiés » auprés des RG de syndicalistes policier et le tapis rouge tiré dans de nombreuses préfectures de Police voir et relire cet article dévoilant les amitiés policières de monsieur Edwy Plenel

http://www.lexpress.fr/actualite/media-people/media/plenel-et-la-police_496813.html

MAIS ... toute l’accusation n’aurait pas l’air de s’écrouler ?
J’ai réussi a avoir une copie de cet article
http://www.mediapart.fr/journal/france/220109/tarnac-le-temoin-a-charge-contre-coupat-serait-un-mythomane

 
Tarnac : le témoin à charge contre Coupat serait un mythomane
22 01 2009

Par Fabrice Arfi, Fabrice Lhomme de Mediapart.fr

L’information est à l’évidence embarrassante pour la justice et la police antiterroristes. Alors que de plus en plus de voix s’élèvent pour souligner les points faibles de l’enquête visant « le groupe de Tarnac », ces jeunes gens soupçonnés d’avoir commis des actes de sabotage visant des TGV, Mediapart est en mesure de révéler que l’homme qui a témoigné à charge, sous couvert d’anonymat, serait en fait un… mythomane.

Cet homme, que Mediapart a rencontré chez lui mais dont nous ne révélerons pas l’identité, pour des raisons déontologiques et légales (lire notre « Boîte noire » ci-dessous), a formellement contesté être le fameux témoin sous X qui risque désormais de nourrir une controverse. « Non, non, je ne suis pas celui qui a fait de la délation. Ce que vous me dites là me fout des frissons », a assuré cette personne samedi 17 janvier, avant de mettre rapidement un terme à la conversation. Pourtant, plusieurs sources policières et judiciaires confirment qu’il s’agit bien du témoin sous X mis en avant, fin 2008, dans un rapport de synthèse de la police anti-terroriste selon lequel Julien Coupat, principal mis en examen dans cette affaire, « avait évoqué la possibilité d’avoir à tuer », d’’après cet informateur.

Petit retour en arrière. Le 11 novembre dernier, des dizaines de policiers mènent, dans le cadre d’une enquête préliminaire antiterroriste, une action spectaculaire dans la mouvance dite « anarcho-autonome », et plus particulièrement dans le petit village de Tarnac, en Corrèze. Leur cible : un groupe de jeunes gens, fédérés autour de Julien Coupat, et suspectés d’avoir posé des fers à béton sur des caténaires afin de paralyser le trafic des TGV. De très grande ampleur, l’opération est immédiatement – et fortement – médiatisée. L’information parvient donc naturellement aux oreilles d’un homme qui, de par ses activités, a été à plusieurs reprises en contact avec Julien Coupat ces dernières années.

Spontanément, alors qu’une dizaine de personnes ont été placées en garde à vue à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), cet homme décide de se présenter dans les locaux d’une brigade de gendarmerie du centre de la France, proche de l’endroit où il réside. Un vrai témoin-miracle Devant les gendarmes, le mystérieux informateur dit avoir d’importantes révélations à faire sur Julien Coupat et ses proches, mais exige de témoigner anonymement.

Les gendarmes, après en avoir référé au parquet antiterroriste, acceptent et lui proposent le témoignage « sous X », institué en 2002 par la loi Perben. Selon l’article 706-58 du code de procédure pénale, « en cas de procédure portant sur un crime ou sur un délit puni d’au moins trois ans d’emprisonnement, lorsque l’audition d’une personne visée à l’article 706-57 est susceptible de mettre gravement en danger la vie ou l’intégrité physique de cette personne, des membres de sa famille ou de ses proches, le juge des libertés et de la détention, saisi par requête motivée du procureur de la République ou du juge d’instruction, peut, par décision motivée, autoriser que les déclarations de cette personne soient recueillies sans que son identité apparaisse dans le dossier de la procédure (…) L’identité et l’adresse de la personne sont inscrites dans un autre procès-verbal signé par l’intéressé, qui est versé dans un dossier distinct du dossier de la procédure (…) ».

Alors que la garde à vue des suspects est toujours en cours (elle va s’étendre sur quatre jours, du 11 au 15 novembre, conformément à la législation antiterroriste), le procès-verbal du témoin sous X est transmis aux policiers de la sous-direction antiterroriste (SDAT), en charge de l’enquête. Ces derniers vont prendre très au sérieux les « révélations » de ce témoin-miracle, comme l’atteste la conclusion de leur rapport de synthèse, rédigé le 15 novembre 2008, et sur la base duquel le parquet de Paris allait ouvrir une information judiciaire pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ». « Coupat avait évoqué la possibilité d’avoir à tuer » Une décision qui entraîna la désignation d’un juge d’instruction (Thierry Fragnoli en l’occurrence) puis la mise en examen et le placement en détention provisoire de neuf personnes, suspectées d’être membres d’une « cellule invisible » ayant pour projet la lutte armée. V

Voici comment se concluait ce fameux rapport, que Mediapart a publié en exclusivité le 22 novembre 2008 : « L’ensemble des investigations menées depuis le 16 avril 2007 sur le nommé Julien Coupat ont donc permis de mettre au jour les agissements d’un groupe d’activistes reliés à la mouvance anarcho- autonome et désirant se livrer par différentes formes d’actions violentes à la déstabilisation de l’Etat. Ces conclusions sont largement confirmées par les déclarations formées par un témoin désigné sous le numéro (…) qui, entendu sous X… durant le temps de la garde à vue, confirmait l’existence d’un groupe formé à partir de 2002 autour d’un leader charismatique, le nommé Julien Coupat avec pour principale implantation la ferme “Le Goutaillou” et ayant pris la dénomination de “Comité invisible, sous-section du parti imaginaire”. Ce groupe se présentant comme “le plus apte à détruire le monde et à en reconstruire un neuf” étant le rédacteur final d’un pamphlet principalement rédigé par Julien Coupat et intitulé L’Insurrection qui vient. » Les policiers ajoutaient : « Le témoin attestait de la proximité du nommé Julien Coupat avec le mouvement “black block” et de sa participation à de nombreuses manifestations violentes menées en marge de grandes rencontres politiques mais précisait également qu’à plusieurs reprises lors de réunions, Julien Coupat avait évoqué la possibilité d’avoir à tuer, précisant que la “vie humaine à une valeur inférieure au pouvoir politique” et que l’objectif final du groupe était le renversement de l’Etat. »

Las, quelques jours plus tard, alors que « les neuf de Tarnac » sont dispersés dans différentes maisons d’arrêt, des rumeurs alarmantes remontent au ministère de l’intérieur et place Vendôme. Le témoin sous X serait tout sauf digne de foi. « Dénonciation d’infractions imaginaires » De fait, l’homme est réputé pour sa mythomanie. Il a d’ailleurs été condamné récemment par un tribunal de province pour « dénonciation d’infractions imaginaires », selon son avocat. Il s’était dit persécuté et avait échafaudé différents scenarii assez sophistiqués pour faire croire que l’on en voulait à sa vie. Son stratagème avait toutefois fini par être éventé, et l’homme confondu. Sollicité par Mediapart, le parquet de Paris affirme que le témoin sous X – dont il n’est pas non plus pour l’instant démontré qu’il a menti concernant Coupat – est rapidement apparu peu crédible, et qu’il a été tenu compte de ses « antécédents ».

De fait, dans ses réquisitions devant la cour d’appel, lors de l’examen des différentes demandes de remises en liberté formées par les mis en examen, le ministère public a pris bien soin de ne pas évoquer les déclarations du témoin anonyme, qui ne sont mentionnées à aucun moment. Le juge Fragnoli lui-même ne s’est pas appuyé dessus lors de ses différents interrogatoires. Le parquet observe par ailleurs que ce témoignage est marginal dans le dossier, la preuve en étant qu’il a été recueilli alors que les gardes à vue étaient déjà entamées et donc, du point de vue policier, que la première phase de l’enquête était bouclée. Même son de cloche du côté des policiers, où l’on insiste sur le fait que l’informateur controversé a surtout apporté des « éléments de contexte », n’ayant par exemple été témoin direct d’aucun acte de sabotage, et qu’il leur a été amené par les gendarmes. Sollicités par Mediapart, ces derniers, visiblement peu désireux de « porter le chapeau », soulignent qu’ils se sont contentés de prendre une déposition puis de la transmettre à la SDAT…

Toutefois, de source judiciaire, on concède que les policiers ont repris imprudemment à leur compte ces « révélations » dans la conclusion de leur rapport de synthèse. En effet, telles qu’elles y sont reproduites, les déclarations de l’informateur anonyme constituent à l’évidence un témoignage très à charge, prêtant notamment à Julien Coupat des intentions meurtrières. Leur mise en exergue était censée illustrer la « dérive brigadiste » dans laquelle le groupe de Tarnac se serait engagé, justifiant ainsi un peu plus l’application à son encontre de la procédure antiterroriste aujourd’hui tant contestée.


 Truc 012 

Russie : Arrêtez les assassinats politiques
 
Double meurtre d’un avocat et d’une journaliste à Moscou
http://www.mvtpaix.org/communiques/2009/meurtresmoscou-2009.php

Lundi 19 janvier 2009, en fin d’après-midi, l’avocat Stanislav Markelov, militant du Forum Social de Russie, 34 ans, a été assassiné en plein centre de Moscou.
Il venait de donner une conférence de presse pour protester contre la libération anticipée 4 jours plus tôt du Colonel Iouri Boudanov, seul officier russe jamais condamné pour un crime commis en Tchétchénie ; en l’occurence l’enlèvement, le viol et l’étranglement en mars 2000 d’une jeune Tchéchène de 18 ans, Elza Koungaïeva, pour lequel il ne s’est jamais repenti.

Anastasia Babourova, 25 ans, une journaliste stagiaire du bi-hebdomadaire Novaïa Gazeta, qui l’accompagnait, a été grièvement blessée pendant l’attaque. Elle est décédée dans la soirée. Novaïa Gazeta est l’une des rares publications russes à enquêter sur les zones d’ombre des deux guerres russo-tchétchènes. Anastasia est la quatrième journaliste de Novaïa Gazeta à être assassinée, après notamment Anna Politkovskaïa assassinée à Moscou le 7 octobre 2006.

Au delà du black-out sur la réalité des exactions commises en Tchétchénie, après d’autres assassinats, ces meurtres s’inscrivent dans une volonté d’accroitre la peur parmi les journalistes et défenseurs des droits humains en Russie, afin qu’ils se dissuadent eux-mêmes d’enquêter sur la vérité et poursuivre l’oeuvre de journalistes tels qu’ Anna Politkovskaïa ou d’avocats comme Stanislav Markelov. L’autocensure croissante chez les journalistes et cette dissuasion parmi les intellectuels et de façon plus globale au sein de la société civile russe sont certainement l’un des objectifs de ceux qui ont commandité ce double meutre.

Le procureur Général, Iouri Tchaïka, comme pour le meurtre d’Anna Politkovskaïa, a pris personnellement la direction de l’enquête, dont on augure mal la suite, quand on sait que dans le cas d’ Anna , le 11 janvier dernier, le juge Zoubov expliquait que le FSB (services secrets russes) qui surveillait la journaliste, refuse de fournir les sténogrammes d’écoute des dernières conversations téléphoniques de la journaliste juste avant son assassinat.

Le Mouvement de la Paix demande aux autorités françaises d’intervenir auprès de la Russie pour que l’enquête qui s’ouvre soit sincère. Il souhaite aussi que la France soit ferme sur la question des droits humains en Russie, et sur la protection des journalistes - étrangers ou russes - en Russie. Enfin, il rappelle que la seule solution viable dans les zones de conflits tels que la Tchétchénie n’est pas la violence et la négation de l’aspiration des peuples à plus d’autonomie, mais le dialogue, la diplomatie, la justice et la démocratie.

Communiqué du Mouvement de la Paix
Saint-Ouen, le 21 janvier 2009

LE MOUVEMENT DE LA PAIX
MAISON DE LA PAIX, 9 rue Dulcie September – 93400 Saint-Ouen
Tel : 01 40 12 09 12 - Fax : 01 40 11 57 87
Site web : www.mvtpaix.org - mail : national [à] mvtpaix.org
Agréé Association Nationale de la Jeunesse et d’Education Populaire

Contact Presse : Catherine Rio
Attachée de presse
catherine.rio [à] mvtpaix.org
Tél : 01 40 12 09 12

http://www.mvtpaix.org/communiques/2009/meurtresmoscou-2009.php
http://www.nashagazeta.ch/blogs/stanislav-markelov-assassiné---les-droits-humains-russes-sont-orphelins


 Truc 013 

Nouveautés de GRAIN
janvier 2009
http://www.grain.org/articles/?id=47

L’ACCAPAREMENT DES TERRES DE RIZIERES MET EN PERIL
LA SOUVERAINETE ALIMENTAIRE DE L’AFRIQUE

GRAIN

Au lendemain de la crise alimentaire mondiale de 2008, les dirigeants africains ont renoué avec les grands discours sur la nécessité de l’autosuffisance alimentaire, et le riz figure souvent au premier plan des programmes gouvernementaux. Si tout le monde convient de la nécessité d’augmenter la production, les solutions qui sortent des allées du pouvoir se résument souvent aux vieilles recettes qui préconisent de procurer aux agriculteurs plus d’engrais et de semences « à haut rendement ». Aux yeux des décideurs, cela signifie inévitablement des semences de riz hybride chinois ou des semences du riz Nerica qui a été mis au point par le Centre africain du riz et bénéficie du soutien des bailleurs de fonds et des instituts de recherche les plus puissants qui interviennent sur le continent. [1] Les connaissances traditionnelles et les semences des agriculteurs afr
icains, qui assurent l’alimentation et les moyens d’existence de la majorité des populations du continent, sont complètement ignorées.

La ruée sur les terres agricoles africaines est tout aussi problématique et n’est pas sans rapport avec ces semences imposées d’en haut. Pendant que les gouvernements africains proclament leur volonté d’assurer l’autosuffisance alimentaire, ils signent en catimini un nombre inquiétant d’accords avec des investisseurs étrangers qui accordent à ces derniers un contrôle sur les terres agricoles les plus importantes des pays, notamment sur les rizières.

.../...

La totale :
http://www.grain.org/articles/?id=47
 


 Truc 014 

Cyber@ction 298 : Pierre Cardin : des dessous pas très chics

Action accessible directement
http://www.cyberacteurs.org/actions/action.php?id=370

Depuis qu’il a créé sa Maison en 1950, Pierre Cardin, fondateur de sa marque éponyme, est considéré comme l’un des plus grands dans le monde de la mode. Sa griffe est l’une des plus réputées et des plus puissantes du monde.

Pierre Cardin est considéré comme l’un des plus grands dans le monde de la mode. Aujourd’hui, l’entreprise gère environ 900 licences réparties dans pas moins de 140 pays, qui lui rapportent des millions d’euros de royalties tous les ans. Mais la société Cardin est-elle en mesure de garantir que les produits fabriqués sous licence le sont dans des conditions décentes et respectueuses des droits des travailleurs ?

En août dernier, les travailleurs d’une petite usine indonésienne qui fabrique des sous-vêtements Cardin depuis plus de 10 ans nous ont informés des graves abus dont ils faisaient l’objet de la part de leur direction. Alors qu’ils protestaient contre le licenciement injuste du président de leur syndicat, 447 d’entre eux ont été mis à la porte. Depuis, le conflit social n’a fait qu’empirer, et Pierre Cardin, interpellé à plusieurs reprises sur cette affaire, refuse toujours d’intervenir…

Peuples Solidaires, le Collectif Ethique Sur l’Etiquette et Cyber @cteurs en appellent donc à la solidarité de tous pour demander, à nouveau, à la direction de Pierre Cardin, de contacter l’usine Megariamas et d’exiger que les droits des 447 ouvriers abusivement licenciés en août dernier, et qui sont depuis restés sans ressource, soient enfin respectés.

COMMENT AGIR ?

= > Sur le site
Cette cyber @ction est signable en ligne
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre.php?id=370


 Truc 015 

 ------- Message original --------
Sujet : De "nombreuses" banques sauvées grâce à l’argent de la drogue (ONUDC)
Date : Sat, 24 Jan 2009 05:07:05 -0800
De : Olivier

De "nombreuses" banques sauvées grâce à l’argent de la drogue (ONUDC)
AFP 24.01.09 | 12h37

L’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) est fondé à penser que "de nombreuses" banques ont été sauvées de la crise financière grâce à de l’argent provenant du narcotrafic, indique son directeur, Antonio Maria Costa, dans une interview à paraître lundi. L’ONUDC dispose d’éléments selon lesquels "des crédits interbancaires ont été financés grâce à des fonds issus du trafic de drogue et d’autres activités illégales", a-t-il déclaré à l’hebdomadaire autrichien Profil. Selon ces renseignements, "de nombreuses banques ont été sauvées de cette façon", a souligné M. Costa, sans cependant donner plus de précisions. "Durant la seconde moitié de 2008, le manque de liquidités a été le principal problème du système bancaire, et
 le capital disponible est devenu un facteur fondamental", a-t-il rappelé. Or "dans de nombreux cas, l’argent de la drogue est le seul capital d’investissement disponible" quand les Etats ne débloquent pas eux-mêmes des fonds de secours, a déclaré le responsable.


 Truc 016 


Message original --------
Sujet : PAMF : La CNIL dénonce les dangers du plus gros fichier de police
Date : Tue, 20 Jan 2009 14:22:56 -0800
De : pamf@mapinc.org

http://abonnes.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3222,50-1143633,0.html

La CNIL dénonce les dangers du plus gros fichier de police
LE MONDE | 19.01.09 | 15h33 * Mis à jour le 19.01.09 | 15h34

Le plus gros fichier de police, le Système de traitement des infractions constatées (STIC), est
consulté par les services de police 20 millions de fois par an. Et, pour la première fois, la
Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a mené l’enquête sur cet outil.
Conclusion : les conditions d’utilisation du STIC sont très imparfaites.

Le résultat de ces investigations, qui devraient être présentées jeudi 22 janvier, repose sur 19
contrôles menés sur le terrain, entre juin et novembre 2008, dans sept commissariats, quatre
services régionaux de police judiciaire, quatre tribunaux de grande instance, une direction
régionale des renseignements généraux et trois préfectures.
De plus, un questionnaire a été envoyé à 34 tribunaux de grande instance. Sur la base des
informations fournies par ces tribunaux, qui représentent à eux seuls 50 % de l’activité
pénale, la CNIL estime que seulement 17 % des fiches des personnes mises en cause sont exactes.
Les données enregistrées concernaient, au 2 décembre 2008, sans limitation d’âge, 5,5
millions de personnes mises en cause, et 28,3 millions de victimes, dans 36,4 millions de
procédures. Or elles ne sont pas mises à jour.
Les transmissions des suites judiciaires données aux affaires sont quasi inexistantes, relève la
CNIL. En 2007, seuls 21, 5 % des classements sans suite ont été enregistrés. La proportion n’était
que de 0,47 % pour les non-lieux, 6,88 % pour les acquittements, 31,17 % pour les relaxes.
Autrement dit, l’inscription d’une personne dans le STIC dépend des enquêteurs, pas des
conclusions de la justice. "Non seulement, la procédure de mise à jour du STIC est peu utilisée
par les procureurs de la République, dénonce la Commission, mais, dans certains cas, des demandes
d’effacement formulées ne sont pas prises en compte par le ministère de l’intérieur."
Exemple : dans un tiers des cas, sur un échantillon de 645 personnes ayant fait l’objet
d’une décision de relaxe, d’un non-lieu ou d’une condamnation pour usage de stupéfiants dans les
tribunaux de Marseille, Meaux et Rouen, la qualification pénale figurant au STIC n’était pas
exacte. Ces erreurs ont une conséquence directe sur la conservation des données : elle varie, en
matière de stupéfiants, de cinq ans pour l’usage, à vingt ans pour la revente, et quarante ans pour
le trafic. Les purges régulières opérées à expiration des délais (15 000 personnes sortent
tous les mois du STIC) sont, de la sorte, faussées.
La CNIL insiste sur les conséquences que peuvent entraîner des inscriptions erronées pour les
personnes soumises à une enquête administrative.
Car le STIC est aussi consulté pour le recrutement, l’agrément ou l’habilitation des
personnes travaillant dans le domaine de la sécurité (surveillance et gardiennage, agents de
police municipale, salariés des zones aéroportuaires, gardes champêtres, magistrats,
ambassadeurs...). Un million d’emplois sont concernés. Le STIC sert aussi pour les demandes
de séjour, ou l’acquisition de la nationalité française.
"Le risque qu’un fichier centralisé de police judiciaire soit consulté pour se forger une
opinion sur une personne est inhérent à la gestion d’une telle application", écrit la CNIL.
Dès l’enregistrement, il peut exister des disparités. Certains services de police
judiciaire écartent les mineurs de moins de 10 ans ou les personnes âgées de plus de 85 ans,
d’autres non. Les pratiques sont aussi variables sur les données dites sensibles. La CNIL a
constaté que les qualifications "autiste", "handicapé moteur", "homosexuel", "travesti",
"alcoolique" existaient. Mais elles sont, finalement, assez peu utilisées. Ces
qualifications devraient prochainement être remplacées par quinze critères unifiés : évadé,
détenu, décédé, touriste, auto-stoppeur ou personne vulnérable, handicapé physique/mental...
Les contrôles, insiste la CNIL, doivent être améliorés. S’il existe bien une traçabilité des
consultations, pendant trois ans, "aucun système d’alerte en temps réel ne permet de détecter une
utilisation anormale". Or 100 000 policiers ont accès au STIC. Et les vérifications a posteriori
restent infimes, 120 en 2008, à comparer aux 20 millions de consultations. Réunie en commission
plénière, mardi, la CNIL devait émettre une série de propositions.

Isabelle Mandraud

Tabassage d’un sans-papiers : la CNDS critique l’intérieur La Commission nationale de déontologie (CNDS)
"déplore", dans un rapport publié dimanche 18 janvier au Journal officiel, que le ministère de
l’intérieur ait ignoré ses demandes de rappel à l’ordre de deux policiers impliqués dans le
tabassage d’un sans-papiers, menotté, en 2006, à Toulouse, lors d’une opération de reconduite à la
frontière. Après une enquête, qui avait confirmé les violences illégitimes dénoncées par un
témoin, la CNDS avait recommandé au ministère des poursuites disciplinaire contre les policiers.
L’IGPN, la police des polices, avait, elle, conclu que "la force strictement nécessaire" avait été utilisée.

Article paru dans l’édition du 20.01.09

© Le Monde.fr |


 Truc 017 

Au tribunal pour avoir vendu l’Humanité Dimanche
Solidarité avec Lounis Ibadioune
20 janvier, par Moé
Lounis Ibadioune est un militant communiste de la goutte d’or au cœur de la 18eme arrondissement de Paris. Son crime : avoir vendu l’Humanité dimanche comme il le fait chaque semaine depuis plus de 20 ans. La police lui a dressé un procès verbal de 172€ pour “vente de marchandises dans un lieu public sans autorisation”. Comme il a refusé de payer l’amende pour ce qu’il considère avec raison comme un déni de démocratie, il est convoqué au tribunal le 18 février 2009. Et oui, ça se passe comme cela en Sarkoland ! Face à cette attaque à nos libertés fondamentales, ses amis, ses camarades appellent à la mobilisation.

L’Humanité Dimanche appelle à la mobilisaton et a crée un comité de soutien (Cf. le papier dans l’HD de cette semaine).

Pour adresser vos messages de soutien à lounis soutienlounis@humadimanche.fr Par téléphone : 01.49.22.72.41

Un groupe sur Facebook a été créé
http://www.facebook.com/group.php ?gid=45292323068&ref=mf#/group.php ?gid=45292323068&ref=nf

http://rassemblerlagauche.centerblog.net/2724377-Solidarite-avec-lounis-ibadioune-un-militant-p-c-f-son-crime—la-vente-du-journal-l-humanite—
http://www.le69-3.org/spip.php?article1150


 Truc 018 


Message original --------
Sujet : La pédagogie noire des leaders israéliens est suicidaire par Rony Brauman
Date : Sun, 18 Jan 2009 16:02:17 +0100
De : christian chaufaux

Aujourd’hui Gaza, demain Massada ?
 
La pédagogie noire des leaders israéliens est suicidaire
par Rony Brauman
http://www.causeur.fr/aujourdhui-gaza-demain-massada,1680

“Une fois admise la vertu des bottes de sept lieues, tout s’enchaîne avec une parfaite logique, l’essoufflement de l’ogre comme la célérité du Petit Poucet.” (G. Burdeau, La politique au pays des merveilles, PUF 1979.)

Qu’est-ce qu’une “riposte proportionnée” ? Une action militaire à la mesure de l’attaque à laquelle elle répond. Le droit humanitaire proscrit les pratiques provoquant des victimes dans la population civile et des dommages aux biens civils excessifs par rapport à “l’avantage militaire concret et direct attendu”. Convenons d’emblée qu’on serait bien en peine de définir la limite au-delà de laquelle le principe de proportionnalité, qui vise à limiter les destructions et pertes humaines “inutiles”, est violé, que ce soit à Gaza ou ailleurs. La retenue dans la conduite de la guerre est un principe élémentaire d’humanité, mais il est vrai qu’une fois les hostilités engagées, la définition de la juste proportionnalité demeure une affaire pour le moins floue, sujette à des interprétations et à des paradoxes infinis. Reste que le rapport de un à cent entre les morts de chaque côté, sans même parler des blessés et des destructions, signale la démesure de l’opération “Plomb durci”. A défaut de savoir ce que serait une juste proportion, chacun peut constater ce qu’est une perte de tout sens de la mesure. La “troisième phase” qui débute au moment où ces lignes sont écrites ne devrait pas être moins cruelle que les deux premières. Mais peut-être le cabinet de sécurité israélien considérera-t-il, au vu des réactions internationales, que ses buts ont été atteints et mettra-t-il un terme à la boucherie plus tôt que prévu.

Boucherie. Le mot fâche les “amis” d’Israël qui rappellent volontiers qu’on n’a pas vu tant de manifestants ni de protestations pour d’autres conflits (Tchétchénie, Darfour, Congo, Tibet parmi les plus cités) ayant provoqué beaucoup plus de morts et que la compassion pour les victimes de l’armée israélienne est suspecte à force d’être sélective. Selon eux, la solidarité envers les Palestiniens ne serait qu’un prétexte pour s’en prendre aux Juifs et à leur État. On ne contestera pas qu’il s’agit là d’un registre bien établi dont témoignent notamment Dieudonné et ses émules. L’antisémitisme peut se travestir en antisionisme, l’affaire est entendue, mais prenons également acte que les principaux mouvements de solidarité avec les Palestiniens veillent attentivement au grain. Reste que la mortalité des quinze jours d’offensive sur Gaza se situe au niveau le plus haut constaté lors des différents conflits évoqués plus haut, dépassée seulement par les bombardements de Grozny, capitale de la Tchétchénie, en 1999. Et l’on reste pantois en entendant que l’armée israélienne attend d’être félicitée pour avoir averti par tract et par téléphone des dizaines de milliers de personnes de l’imminence de bombardements sur leur quartier. Les destinataires de ces appels “humanitaires” n’avaient bien entendu aucune possibilité de fuir pour s’abriter et ils ne pouvaient en déduire qu’une chose : restant sur place, ils devenaient des cibles légitimes, puisqu’informées. Trois cents enfants ont été tués en moins de deux semaines. Que cette tuerie soit comparable, par son intensité, à des violences extrêmes observées ailleurs, et qu’elle soit insidieusement ou activement justifiée par certains au nom du caractère démocratique d’Israël et de son droit à se défendre, voilà sans doute l’aspect le plus révoltant de la situation.

Le plus révoltant mais pas le plus inquiétant. Le plus inquiétant est que l’on retrouve intacts les thèmes les plus recuits du discours politique israélien, ceux qu’Israël sort de son chapeau, guerre après guerre, comme l’écrivait Tom Segev dans Ha’aretz dès le lendemain de l’offensive, en dépit de leur constante mise en échec. La synthèse en est simple : la paix passe par la liquidation des infrastructures et des chefs terroristes. Le terrorisme n’est pas pour Israël un enjeu politique, celui de l’occupation des territoires palestiniens et du pourrissement de la vie de ses habitants, mais un problème militaro-policier. Ce qui explique que le seul sujet de discussion avec Mahmoud Abbas soit le contrôle policier de la violence anti-israélienne dans les lambeaux de terre qui lui ont été confiés (et on regrettera qu’il ait accepté de jouer ce rôle de relais de l’occupation jusqu’au discrédit quasi total de son “autorité”), tandis que la colonisation se développe jour après jour en Cisjordanie. Cela explique également qu’aucune proposition de règlement du conflit sur la base de la ligne d’armistice de 1949 (la “ligne verte”) n’ait jamais reçu la moindre attention d’aucun gouvernement israélien bien qu’il s’agisse des accords internationalement reconnus (voir les résolutions 242 et 338 des Nations unies, toujours évoquées pour être aussitôt oubliées). On n’en veut pour exemples récents que l’interruption unilatérale par Ehud Barak des discussions de Taba en janvier 2001, l’appel du sommet de la Ligue arabe en 2002, les déclarations indirectes mais clairement orientées dans ce sens et récemment redites de la part du Hamas, pour ne retenir que quelques éléments récents. Il y a bien longtemps que la formule “les territoires contre la paix” n’est plus une option pour les Israéliens qui confondent méthodiquement (innocemment ?) négociation et diktat. Il a fallu quarante ans pour que soit reconnu, avec la première Intifada, le fait national palestinien. Depuis lors, à l’exception notable de Rabin, les différents Premiers ministres se sont employés à démontrer qu’ils sont les seuls maîtres du calendrier politique.

La bien nommée opération “Plomb durci” répond, après bien d’autres, à cette volonté d’inculcation. L’offensive “nous a permis d’atteindre des objectifs dont personne n’aurait pu rêver il y a quinze jours. Concernant les coups portés au Hamas, ils n’en ont pas encore conscience. Ils comprendront quand ils sortiront de leur cachette. La décision du Conseil de sécurité ne nous a pas lié les mains”, se félicitait un haut-gradé.

Au-delà de toute considération morale sur l’effroyable gâchis humain dont nous sommes tous les témoins atterrés et impuissants, il faut se demander à quel moment les leaders israéliens vont prendre conscience des effets dévastateurs de cette pédagogie noire. Combien de vocations à l’attentat-suicide sont nées ces derniers jours ? L’”opération” ne pouvait être que sanglante et l’on sait bien que si elle se poursuit, d’autres massacres vont se produire car il ne peut en aller autrement. Puis il y aura un cessez-le-feu et d’autres attaques suivront, et d’autres encore, jusqu’au retournement du rapport de forces qui ne manquera pas de se produire. Israël deviendra alors, peut-être, un objet de compassion. L’exaltation grandissante du mythe de Samson et des martyrs de Massada prend dans ce contexte l’allure d’une prophétie en cours d’autoréalisation.

Les amis d’Israël sont ceux qui pointent cette perspective finale et poussent à un renversement des hypothèses fondamentales de la politique israélienne. Nous sommes de plus en plus nombreux à penser qu’il s’agit d’une question de vie ou de mort pour les Israéliens.

L’analyse de l’enchaînement des tirs aveugles du Hamas sur le sud d’Israël et des inévitables ripostes de Tsahal est un exercice stérile. Les uns ripostaient au blocus, les autres ripostaient aux ripostes, on choisit sa version en fonction de son camp. Reste que ledit blocus est une décision israélienne et qu’aucun pays au monde ne peut tolérer d’être – à la lettre – mis intégralement en prison. Rappelons que c’est Israël qui a mis l’Autorité palestinienne hors jeu à Gaza. Dans quel but sinon d’avoir le Hamas au pouvoir et de poursuivre son éternelle leçon en faisant de ce territoire une prison autogérée, où se succèdent les opérations punitives ?

Les tirs de roquettes et de missiles sur Israël sont une source d’angoisse pour un nombre croissant d’Israéliens, et il n’est que juste de condamner le Hamas sur ce point. Mais prétendre que le Hamas représente une menace pour l’existence d’Israël n’est pas sérieux. Ehud Barak, lorsqu’il était premier ministre, attendait de ses interlocuteurs palestiniens qu’ils reconnaissent non seulement l’État israélien, mais sa légitimité en tant qu’État juif. Il leur demandait, en d’autres termes, de se faire sionistes s’ils voulaient devenir de véritables partenaires, pour se désoler ensuite de ne pas avoir de partenaire.

La détestable habitude des gouvernements israéliens successifs de choisir et d’écarter à leur guise les représentants de leurs adversaires tient tout entière dans leur conception exclusivement militaire de la sécurité. Ils ne sauraient, dès lors, la confier à d’autres et on les comprend. Mais ce sont les prémisses de ce raisonnement qu’il faut revoir. La résolution du conseil de sécurité appelant le 9 janvier à un cessez-le-feu immédiat et renvoyant les deux parties dos à dos est un revers diplomatique pour Israël car les États-Unis ont jugé qu’ils ne pouvaient pas s’y opposer. Souhaitons que cet échec soit compris comme une ébauche de signal et regrettons que ce soit le message inverse qui ait été jusqu’à présent toujours adressé à Israël, non seulement de la part de Washington, mais aussi depuis l’Europe. Ainsi, il est certain que la sécurité d’Israël doit être reconnue comme un impératif par l’Europe, mais pas plus ni moins que la sécurité de la Palestine sur son territoire. Cela va peut-être de soi, mais irait beaucoup mieux en le disant, ce qui n’est pas le cas. On repousse tout dialogue avec le Hamas au motif qu’il ne reconnaît pas les traités antérieurs, n’abandonne pas la violence et ne reconnaît pas Israël. Soit. Mais songe-t-on que le raisonnement s’applique de facto à l’identique en sens inverse ? Visiblement pas, puisque le Parlement européen vient, par exemple, de voter le rehaussement de l’accord d’association avec Israël, en faisant un quasi-membre de l’U.E. Des pétitions appelant à suspendre ces accords circulent, les lecteurs de Causeur, dont je suis, sont ici invités à signer et faire signer…

Engagés dans ce louable mouvement de rappel à une sagesse pratique et de condamnation de l’hubris militaro-technologique, allons un pas plus loin, et demandons le remplacement urgent de Tony Blair, actuel délégué du Quartet. Son prédécesseur, l’ancien président de la Banque mondiale James Wolfensohn, avait démissionné, en grande partie à cause des réticences d’Israël à se conformer aux accords obtenus sous l’égide des Etats-Unis. Tony Blair, l’homme qui a rendu possible la guerre en Irak (et qui, notons-le, semble exonéré de toute responsabilité dans le désastre qui a suivi), incarne la politique de “W” dans cette région. Il n’y a rien à en attendre, alors qu’un engagement international crédible est urgent. L’arme de destruction massive menaçant toute la région est le statu quo. Au-delà du cessez-le-feu, la levée du blocus et le rétablissement des liens entre Gaza et la Cisjordanie sont la première des réponses politiques à l’emprise du Hamas sur Gaza. La seconde sera de négocier sans préalable avec les représentants que les Palestiniens se seront donnés. Rappelons que depuis Rabin, personne n’a envisagé sérieusement cette option, dont l’alternative est la destruction mutuelle assurée.

Rony Brauman

Rony Brauman est médecin, diplômé en épidémiologie et médecine tropicale. Il a été président de Médecins sans Frontière jusqu’en 1994

 http://www.causeur.fr/aujourdhui-gaza-demain-massada,1680


 Truc 019 

La guerre de Gaza se termine par une défaite totale pour Israël
Gideon Levy, journaliste Israelien pour Haaretz, revient sur la "Guerre" de Gaza.
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=50502

Au lendemain du retour du dernier soldat israélien de Gaza, nous pouvons définitivement dire qu’ils y étaient tous allés pour rien.
Cette guerre est une défaite totale pour Israël.

Et cela s’étend au-delà de la profonde faillite morale, qui est un problème grave en soi, mais confirme l’incapacité d’Israël à atteindre ses objectifs annoncés. En d’autres mots, le chagrin n’est pas complété par la défaite. Nous n’avons rien gagné dans cette guerre, si ce n’est des centaines de tombes, certaines très petites, des milliers de personnes mutilées, beaucoup de destruction et la détérioration de l’image d’Israël.

Ce qui représentait une faillite dès le départ pour une poignée de gens, va peu à peu se révéler l’être effectivement à beaucoup d’autres, une fois que les trompettes de la victoire s’essouffleront.

L’objectif initial de la guerre était de faire cesser les tirs de roquettes Qassam. Ils n’ont pas cessé jusqu’au dernier jour de combat. Ils ont seulement pris fin après qu’un cessez-le-feu ait été arrangé. Les représentants du ministère de la Défense estiment que le Hamas possède toujours 1000 roquettes.

Le deuxième objectif de la guerre : le démantèlement du trafic, n’a pas été rempli non plus. Le commandement du service de sécurité du Shin Bet pense que le trafic reprendra d’ici deux mois. La plus grande part du trafic qui se poursuit a uniquement pour but d’approvisionner en nourriture une population assiégée, pas d’acquérir des armes. Et même si l’on accepte l’argument du trafic d’armes, et ses exagérations, cette guerre a permis de prouver que seulement des armes rudimentaires et de pauvre qualité passaient par les tunnels entre Gaza et l’Egypte.
 

La capacité d’Israël à remplir son troisième objectif est aussi douteuse. Dissuasion, mon œil. La force de dissuasion dont nous avons soi disant fait preuve lors de la seconde guerre du Liban n’a pas eu le moindre effet sur le Hamas, et celle de cette guerre n’est pas plus efficace : les tirs sporadiques de roquettes depuis la bande de Gaza ont continué ces derniers jours.

Le quatrième objectif, qui lui, n’a toujours pas été avoué, n’a pas été atteint non plus. Les Forces de Défense Israéliennes n’ont pas restauré leurs capacités. Elles n’auraient pas pu, pas en mettant en place une pseudo-guerre contre une organisation misérable et mal équipée d’armes artisanales, et dont les combattants ont à peine relevé le combat.

Les descriptions héroïques et les poèmes de victoire à propos du “triomphe militaire” ne changeront pas la réalité. Les pilotes étaient en mission d’entraînement et les forces terrestres engagées dans des exercices de cohésion et de tirs.

Que les différents généraux et les analystes qui ont pris part à l’opération la qualifient de « réussite militaire » est tout simplement ridicule. Si quelqu’un a été affaibli par cette guerre, c’est le Fatah, dont la fuite et l’abandon de Gaza prend maintenant une signification particulière. A la succession d’échecs qu’a été cette guerre, doit être ajoutée, évidemment, la faillite de la politique d’embargo. Nous avions déjà réalisé son inefficacité depuis un moment. Le monde l’a boycotté, Israël assiégeait et le Hamas dirigeait (et dirige toujours).

Mais le bilan de cette guerre ne s’arrête pas, pour ce qui concerne Israël, au fait qu’aucun objectif n’ait été atteint. Elle va être un lourd fardeau, et pour quelques temps encore. Et quand on évalue la situation internationale d’Israël, nous ne devons pas nous laisser berner par la parade de soutien des leaders européens, venus pour une opération photos avec le premier ministre Ehud Olmert.

Les agissements d’Israël ont infligé un coup dur au support de l’opinion publique à son égard. Même si cela ne se traduit pas toujours par une réaction diplomatique immédiate, les répercussions se feront sentir un jour. Le monde entier a vu les images. Elles ont choqué chaque être humain qui les a vues, même si elles n’ont pas ému la plupart des israéliens.

Nous n’avons pas affaibli le Hamas. La grande majorité de ses combattants n’a pas été blessée et le soutien populaire pour l’organisation a, en fait, augmenté. La guerre a intensifié leur esprit et leur capacité de résistance. Un pays qui a nourri une génération entière sur l’esprit de la résistance de la minorité contre la majorité devrait savoir cela maintenant. Il n’y avait aucun doute sur qui était le David et qui était le Goliath de cette guerre.

La population de Gaza, qui a subi un coup sévère, ne va pas être plus modérée maintenant. Au contraire, le sentiment national va de plus en plus aller contre ceux qui ont asséné ce coup – l’Etat d’Israël. Exactement comme l’opinion publique israélienne penche à droite après chaque attaque contre nous, il va se passer la même chose à Gaza après l’attaque massive que nous avons lancée contre eux.

La conclusion est qu’Israël est un pays violent et dangereux, exempt de toute contrainte et ignorant manifestement les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies, en se moquant éperdument de la loi internationale. Les enquêtes sont en cours.

Plus grave encore est l’impact que cela va avoir sur nos valeurs et fondements moraux. Cela viendra de questions difficiles concernant ce qu’ont fait les Forces de Défense Israéliennes à Gaza, qui arriveront, malgré l’écran de fumée jeté par les médias propagandistes.

Qu’est-ce qui a été obtenu finalement ? Si cette guerre avait pour but de satisfaire des considérations de politique intérieure, l’opération a réussi au-delà de toutes espérances. Le président du Likoud, Benjamin Netanyahu, est de plus en plus haut dans les sondages. Et pourquoi ? Parce qu’on n’est jamais rassasiés de la guerre.

Traduction : Florent Barat

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=50502


 Truc 020 


Message original --------
Sujet : Re : Truks en vrac mi-janvier 2009
Date : Mon, 19 Jan 2009 16:36:06 +0100
De : Alma

Merci 1000 fois !

A propos des Racketiciels... gaffe au processeur aussi ?

http://www.mecanopolis.org/?p=2809

"INTEL - Cette grosse entreprise produit la plus grande partie des puces électroniques PENTIUM 4 utilisées par les ordinateurs PC dans son usine de Kyriat Gat, installée sur le site de Iraq Al-Manshiya, un village palestinien rasé après son évacuation en 1949 par les soldats égyptiens. 2 000 habitants furent chassés de leur terre, malgré un engagement écrit, supervisé par les Nations unies, des sionistes à ne pas toucher à la population. Une campagne de leurs descendants aux USA en 2003 a amené INTEL à suspendre un projet d’investissements de 2 milliards de dollars pour une extension de l’usine Fab 18 de Kyriat Gat."

Mais ... d’où "sortent" les AMD ?

Fraternellement,

Alma


 Truc 021 


Message original --------
Sujet : sur les chapeaux de roue GOOD YEAR
Date : Thu, 1 Jan 2009
De : mefiance@mefian.ce

LES CHASSEURS FONT LA LOI
Communiqué du RAC - Rassemblement Anti Chasse - du 24/12/08
http://lille.indymedia.org/article14581.html

Les chasseurs font la loi

Avec un sens remarquable de l’intérêt général, les députés viennent d’adopter, le jeudi 18 décembre, ce qui transforme le délit en loi, le mensonge en vérité et les pyromanes en pompiers.

1° Les chasseurs sont reconnus au titre de la protection de la nature (peu importe que 33 % des espèces aient disparu par fait de chasse). Pourquoi ne pas agréer les pédophiles au titre de la protection de l’enfance ?

2° Porter une arme chargée à l’âge de 16 ans “développe le sens des responsabilités”, à en croire les ministres et parlementaires. C’est ce qu’on voit tous les jours, en effet.

3° Tirer sur une espèce protégée ne provoquera pas de retrait de permis de chasser (sans doute parce que cela ferait un protecteur de moins, ce serait dommage).

4° Le grand duc artificiel, qui faisait partie de l’arsenal des braconniers, appartiendra désormais à celui des chasseurs, c’est-à-dire des protecteurs. Tant pis, entre autres, pour les alouettes.

5° Le coût du permis de chasse est baissé. (Pour augmenter, cela va de soi, le nombre de protecteurs de la nature). Une suggestion : pourquoi ne pas le donner avec une prime de 100 € ? Ce serait plus efficace.

6° Comme les chasseurs font la loi, ceux qui ne veulent pas de la chasse se verront bientôt criminalisés par une amende pour “entrave à la chasse”. Il faut être logique. Tout ce qui manque à cette loi, c’est de rendre la chasse obligatoire. Encore un effort, messieurs les députés !

Moralité : Il y a une seule espèce protégée en France : les chasseurs.

Il faut noter qu’on a vu l’UMP et le PS, lequel soi disant "s’oppose", s’accorder joyeusement sur les bienfaits sans nombre de ce texte. Miracle de Noël ?

Les députés ayant voté ceci à une quasi unanimité et sans débat, chacun voit comme on pourra compter sur eux quand il s’agira vraiment d’avoir une politique de protection (si cela arrive jamais).

À bon entendeur...

Convention Vie et Nature (CVN)
Rassemblement Anti Chasse (RAC)


 Truc 022 


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Sujet : sur les chapeaux de roue GOOD YEAR
Date : Thu, 1 Jan 2009
De : mefiance@mefian.ce

...une remise en situation historique viteuf :

http://www.le69-3.org/spip.php?article1122

Synthèse d’une histoire
Comprendre la Grèce d’aujourd’hui.
mercredi 24 décembre 2008, par Stelios
Saviez vous qu’en 1989 le Parlement grec adopta une résolution déclarant que les partisans de l’ADG (Armée démocratique la Grèce) n’étaient pas des bandits terroristes ? Que l’on dénombre 1.289 assassinats et 84.931 arrestations pendant l’accord de Varkiza (Gouvernement « d’unité national » entre le 12 février 1945 et le 31 mars 1946) ? Qu’en juillet 1947 les têtes coupées des partisans de l’ADG garnissaient des rues de la ville de Florina ? Que les 388 premières bombes au napalm de l’armée américaines ne sont pas tombées au Vietnam, mais en 1949 dans les montagnes de Grammos-Vitsi ? Enfin saviez vous que 700 000 personnes furent déportées de leurs villages privant ainsi l’ADG de ses recrues avec, en prime et jusqu’en 1950, plus de 28.000 prisonniers politiques torturés, qui emplissaient les camps de concentration comme dans les îles aussi célèbres que Macronissos et Yioura ? Personne ne peut comprendre la détermination politique des jeunes grecs d’aujourd’hui sans connaître leur histoire.

La suite :
http://www.le69-3.org/spip.php?article1122


 Truc 023 


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Sujet : Konnexions informatiques & qq Trucs en vrac
Date : Fri, 02 Jan 2009 05:23:25 +0100
De : JP de Loupian
 
 Salut"B.Bec",
le bulbe est déjà bien titillé, mais continue
JP

Water makes money
Appel international à soutenir le projet de film
Water makes money

Un film de Leslie Franke et Herdolor Lorenz
En collaboration avec Jean Luc Touly, Marc Laimé, Christiane Hansen et aquattac

La privatisation de l´eau, élément essentiel à notre vie, progresse dans le monde entier.
Jour après jour, Veolia et Suez, les deux multinationales signalent de nouvelles conquêtes.
Partout elles appâtent avec leur brillante technique, leur fiabilité et leur financement avantageux. Pourtant au siège des multinationales, chez elles, en France, on leur fait de moins en moins confiance....

Le nouveau film de Leslie Franke et Herdolor Lorenz, auteurs de « Eau : service public à vendre », veut montrer les ombres au tableau de l´expansion brillante de Veolia et Suez et prouver par l´exemple de la France que la main mise au nom du profit, sur l´élixir de vie qu´est l´eau, peut être stoppée.
« Water makes money » sera un film citoyen si vous le soutenez !!!

Veolia, Suez - Water makes money

Partout dans le monde, là où des communes à court d´argent cherchent des crédits, les géants mondiaux de l´eau, Veolia et Suez, frappent à la porte. Ces 10 dernières années, Veolia a réussi, à elle seule, à prendre le contrôle de l´eau ou des participations dans plus de 450 communes allemandes.
« Veolia Wasser » est à l´heure actuelle le premier fournisseur d´eau en Allemagne. La situation est identique en Pologne, dans les républiques baltes, Lettonie, Estonie, Lituanie, en Tchéquie, en Slovaquie, en Italie, en Espagne, aux USA et à l´heure qu´il est en Chine où Veolia proclame constamment la signature de nouveaux contrats.

L´ irrésistible expansion des privatiseurs mondiaux de l´eau ?

Même les géants mondiaux de l´eau peuvent être stoppés ! ils ont déjà à Paris, au cœur de leur puissance, une plaie béante et dangereuse. En France, dans leur pays d´origine, là où Veolia et Suez fournissent l´eau de 8 habitants sur 10, de nombreuses communes remettent en cause leur domination. Les reproches vont de l´opacité à la mauvaise qualité de l´eau, aux hausses de prix permanentes et aux abus de situation dominante. Les communes ont beaucoup de mal à contrôler si les prix facturés correspondent bien aux travaux effectués. Les milliards de redevances payés pour la remise en état des canalisations ont-ils vraiment été utilisés à cet effet ? L´argent de l´eau des communes francaises n´a-t-elle pas financé l´expansion mondiale de Veolia et Suez ?

Une plaie béante au cœur de l´empire

Paris et plus de cent communes francaises ont décidé de reprendre le contrôle de ce service vital. Lorsque les contrats avec Veolia et Suez arriveront à échéance, l´approvisionnement en eau retournera en régie publique. À Paris les contrats viennent à échéance en 2009. Après cette date l´eau appartiendra à nouveau aux Parisiens.

Un film citoyen

Le film « Water makes money » veut informer sur cette évolution actuelle. Il veut montrer les lecons que Paris et d´autres communes francaises ont tiré de la domination de Veolia & Co et comment elles réussissent à reprendre l´eau en régie publique. Des exemples européens et américains complètent le film qui deviendra ainsi un cas d´école pour le monde entier.
« Water makes money » donnera du courage : l´eau aux mains des citoyens/citoyennes c´est possible !!

Le film « Water makes money » a besoin de vous :

Vous qui, parce que vous êtes client(e) ou salarié(e) quelque part dans le monde, savez parexpérience que la démocratie ou le service de l´eau ont souffert au nom des intérêts expansionnistes, de la politique du profit de Veolia et/ou de Suez, écrivez nous : film@water-makes-money.com (nous garantissons votre anonymat si vous le souhaitez)
diffusez cet appel ! un film qui se penche sur les pratiques d´une multinationale, ne peut avoir de succès que s´il est international. Nous vous prions de traduire cet appel dans toutes les langues des pays où Veolia et Suez sont actifs

« Water makes money » verra le jour s´il est financé par ceux et celles qui veulent le voir, qui veulent le montrer, qui ont besoin de ce media pour informer. Cette méthode de financement citoyen fonctionne, nous avons réalisé de cette facon le film sur la DB = chemins de fer allemands.

La raison de notre appel : aidez nous à la réalisation du film « Water makes money »

Investissez dans le Film « Water makes money » aidez-nous à faire une fois encore un film citoyen. Engagez-vous pour défendre cet élément vital de votre avenir

Chaque don est bienvenu
vous pouvez donner et rester anonyme
vous pouvez donner et avoir votre nom sur le générique
à partir d´un don de 20€, aquattac vous enverra un DVD du film lorsqu´il sera terminé.

Chacun, chacune, peut contribuer de cette facon à informer sur les pratiques de ces multinationales, peut aider à ériger un mur du savoir contre leur avancée et donner du courage car l´eau aux mains des citoyens, citoyennes, c´est possible !

Virez la somme qui vous convient sur le compte suivant :
Titulaire du compte : Water makes money
Nr du compte : 1230 131 474
Banque : HASPA
Code bancaire : 200 505 50
IBAN : DE 03 2005 0550 1230 1314 74
BIC : HASPDEHHXXX
Motif : aide au film « water makes money »
adresse pour l´envoi de chèques :
Water makes money
Kernfilm GmbH
Brennerstrasse 58
D-20099 Hamburg

S.V.P : Écrivez lisiblement vos nom, adresse et envoyez un courriel à film@water-makes-money.com afin qu´aquattac puisse vous envoyer un DVD.


 Truc 024 

Kokopelli l’Insurgé
http://www.soutien11novembre.org/spip.php?article122

L’Insurrection qui vient
En solidarité avec les jeunes de Tarnac, avec Julien Coupat, avec Yildune Levy et avec tant d’autres enfermés dans les prisons de la Terreur d’Etat, Dominique Guillet a placé sur son site Liberterre le manifeste l’Insurrection qui vient.
http://www.liberterre.fr/liberterres/insurrection.html
Cet ouvrage est aussi disponible aux Editions La Fabrique.
http://www.lafabrique.fr/article_livres.php3?id_article=215
A télécharger et à faire connaître sans modération. Pour mémoire, le terme "insurrection" vient du latin insurrectio, -onis « action de s’élever ». Il n’est que trop temps d’élever nos voix et nos volontés afin de proposer des "Autonomies" face au système mortifère des dominateurs.

Prenons en de la graine.

Solidarité
En solidarité avec les jeunes de Tarnac, et avec tous les jeunes impliqués dans des dynamiques fertiles et constructives visant à promouvoir des Autonomies, l’Association Kokopelli offre gracieusement le quart des places de ses séminaires 2009 à des jeunes de moins de 30 ans actifs dans des "communes", des jardins associatifs, des projets agricoles, etc.
Tous les jeunes intéressés sont invités à présenter une requête auprès de l’Association Kokopelli.
http://www.kokopelli.asso.fr/divers/seminaires-kokopelli.html

Nouvelle Guerre de l’Ortie
Toujours sur le thème de la Terreur d’Etat, alors que l’état français s’est engagé à diminuer le recours aux pesticides de 50 % sous "X" années (sans plaisanter), les extraits fermentés sont toujours sous la coup de la loi d’orientation agricole de janvier 2006, à savoir que toute information les concernant est punissable de 2 ans de prison et de 75 000 euros d’amende.
Voir le récent communiqué de l’ASPRO : "de qui se moque-t-on ?"
http://www.aspro-pnpp.org/

Insurrection contre les OGMs
A signaler la sortie de l’ouvrage de Christian Vélot "OGM : Tout s’explique" par les Editions Goutte de Sable.

Insurrection contre l’usage inconsidéré des nano-technologies
L’Association Kokopelli vous propose le DVD : "le silence des Nanos", un cyber-documentaire sur notre avenir technologique.
http://www.kokopelli.asso.fr/boutic/bou_list.cgi?codefam=dvd
http://www.kokopelli.asso.fr/boutic/bou_list.cgi?codefam=ouv&codesfam=OU12&lang=

Pour les passionnés d’arboriculture
Nous vous informons de la publication de deux ouvrages "La Forêt fruitière" de Maurice Chaudière et "Les soins naturels aux arbres" d’Eric Petiot disponibles chez Kokopelli en ligne ou au siège de l’associaiton.
http://www.kokopelli.asso.fr/boutic/bou_list.cgi?codefam=ouv&codesfam=OU13&lang=

Nouvel Ordre Mondial de l’Agriculture : Appel à vigilance
L’Association Kokopelli renouvelle son appel à vigilance vis à vis des agissements de l’organisation dite "MOMAGRI" et qui s’appelait auparavant le "Nouvel Ordre Mondial de l’Agriculture" (sic).

Cette organisation, qui regroupe un certain nombre de multinationales de la semence et de l’agro-alimentaire, est en train de manoeuvrer pour globaliser l’agriculture mondiale et "établir une Politique Agricole et Alimentaire Internationale" sous le prétexte de sauver la paysannerie, sauver les agricultures vivrières, lutter contre la faim dans le monde., etc.

Le comble du double langage et de l’inversion des valeurs. Ce sont ces mêmes qui ont fait de l’agriculture une usine à poisons depuis 60 ans.
http://www.liberterre.fr/agriculture/independance-alimentaire/moma.html

Voir en ligne : http://freakences.over-blog.com/art...


 Truc 025 


Message original --------
Sujet : Pour info Naviguo flicage
Date : Tue, 6 Jan 2009 20:51:00 +0100
De : Leslie

 Se déplacer incognito avec Navigo : mission impossible
Laurent Suply (lefigaro.fr)
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/01/06/01016-20090106ARTFIG00419-voyager-incognito-avec-navigo-mission-impossible-.php
06/01/2009 | Mise à jour : 18:26 |
Une opération de « testing » menée par la Cnil montre que la RATP fait preuve de mauvaise volonté pour respecter l’une des libertés fondamentales de ses clients : voyager librement et anonymement.

« Aller et venir librement, anonymement, est l’une des libertés fondamentales dans nos démocraties », clamait la CNIL en août 2007, à l’annonce du lancement, sous sa pression, d’un passe Navigo anonyme pour les transports en commun. Cette liberté existe toujours, à condition de savoir qu’elle existe, d’être prêt à l’acheter, et de surmonter les réticences de la RATP.

Le Parisien fait en effet état mardi d’un rapport confidentiel de la Cnil, qui revient sur la mise en œuvre du passe « Navigo Découverte » par les autorités des transports franciliens. Selon le quotidien, le gendarme des libertés individuelles s’est livré à une opération de « testing » inédite et est loin d’être satisfait du résultat

Le passe Navigo, qui va récupérer les 2 millions d’utilisateurs de la carte orange à compter du 1er février, est un « système de billettique » fonctionnant grâce à une puce de transmission radio sans contact, dit RFID. Problème : cette petite puce est bourrée d’informations personnelles potentiellement sensibles à partir du moment où elles sont automatiquement rattachées au nom de l’abonné. On peut ainsi trouver dans la puce « la date, l’heure et lieu des trois dernières validations ». Plus encore, « les valideurs, tourniquets et portillons communiquent ces informations » en temps réel aux serveurs informatiques. Il est donc possible de savoir que vous êtes entré dans une bouche de métro du Xe arrondissement à 10h38, que vous avez pris une correspondance seize minutes plus tard pour sortir dans le XVIIe arrondissement après une demi-heure.

La RATP utilise ces informations pour détecter les fraudes et analyser les statistiques de déplacements à grande échelle. Mais la Cnil avait jugé que le risque était trop grand pour la vie privée et les libertés individuelles. « S’il appartient à la RATP de déterminer le choix des moyens propres à améliorer la qualité du service public dont elle a la charge, le choix de ces moyens ne doit pas conduire à priver les usagers de la possibilité d’utiliser un service de transport public de manière anonyme, s’ils le souhaitent », écrivait-elle en août 2004. « Le fait d’imposer un coût supplémentaire pour les usagers faisant le choix d’une carte télébillettique déclarative, sans recueil d’information sur le porteur de la carte, remettrait en cause la possibilité d’aller et venir anonymement », ajoutait-elle dans sa délibération.

Parcours du combattant

La commission a été entendue, mais à moitié seulement : la carte anonyme, nommée « Navigo Découverte » a bien été mise en place, mais coûte 5€ à l’usager alors que le Navigo classique est gratuit. Surcoût justifié par le Stif par le « souci de lutter contre le gaspillage ». Le Syndicat des transports d’Île de France ne veut pas qu’un « voyageur occasionnel puisse chaque fois qu’il en a besoin demander une nouvelle carte sans en supporter le coût ». Victoire à la Pyrrhus pour la Cnil, donc : « Bien que la Commission regrette la mise en service tardive et payante de ce passe Navigo « anonyme », elle ne peut que se réjouir de voir ses recommandations appliquées », jugeait-elle en 2007.

Mais à la liberté payante s’ajoute aujourd’hui un véritable parcours du combattant, selon le document que s’est procuré Le Parisien. Deux agents de la Cnil se sont fait passer pour des clients. Résultat : non seulement aucune publicité n’est faite pour le passe anonyme, mais lorsque le client en demande un expressément, « la moitié des guichets ont tenté de dissuader d’un tel achat, en allant même parfois jusqu’à donner un formulaire de passe Navigo classique ». De plus, sept stations sur vingt n’étaient tout simplement pas approvisionnées.

Sur le web, la situation est la même : difficile de trouver sur le site de la RATP le passe découverte. Et sous le titre « Deux passes : quelles différences ? », la RATP signale la différence de prix, mais aucunement le fait que Navigo Découverte est anonyme et que Navigo classique ne l’est pas. Pour l’utilisateur non averti, la formule Découverte semble donc totalement ubuesque sous cet angle.

Quant au site Navigo.fr, il ne fait tout simplement pas mention de la formule anonyme, et il est impossible d’en commander un en ligne, contrairement au passe classique.

http://www.leparisien.fr/


 Truc 026 


Message original --------
Sujet : Tr : tr : Fw : jeudi 22.01 / 17h29  : Grand Cri Critique]
Date : Mon, 19 Jan 2009 13:42:29 +0000 (GMT)
De : thérèse-marie

Je crie de toutes mes forces Jeudi 22 à 17h29 pendant une minute,et ceci tous les jours jusqu’à Jeudi 29 !!A "Dupleix" qui est amateur ?...... 


Message transféré ----
De : Marc
Envoyé le : Lundi, 19 Janvier 2009, 14h26mn 41s
Objet : tr : Fw : jeudi 22.01 / 17h29  : Grand Cri Critique]

> Message du 18/01/09 19:53
> De : "gerard TEL"
> Objet : Fw : jeudi 22.01 / 17h29  : Grand Cri Critique]
>
>
Pour tous, message de François à faire circuler dans tous vos réseau à travers nos belles régions de France !!!
Subject : [Fwd : jeudi 22.01 / 17h29 : Grand Cri Critique

>
> Le Grand Cri Critique
> http://resistance-s.blogspot.com/2009/01/le-grand-cri-critique.html
>
>Cet appel émane du groupe de lycéens, parents, enseignants et intermittents
>réunis le jeudi 15 janvier au CC (Café Citoyen, Lille)
>
> Le principe est simple : dans toutes les villes du pays, à la même heure
> si possible, les citoyens s’assemblent sur la grand-place pour dire, haut
> et fort quoique brièvement, l’indicible qui ne peut plus être contenu.

> Ce qui revient inévitablement à se passer de mots.

> D’où un cri collectif, de 60 secondes très précisément : cri du cour, cri
> de rage, cri expressif et rassembleur.
>

> Concrètement : à Lille, rendez-vous est donné à toutes et tous,
> Grand-Place, le jeudi 22 janvier pour crier de 17h29 à 17h30. Ce jeudi, et
> tous les jours jusqu’au jeudi noir 29 janvier, jour du Très-Grand GCC.

> Dans les autres villes les crieurs se rendront là où ils en auront
> convenu, de préférence pour 17h29.

> IMPORTANT : cet inaugural GCC sera donc suivi de 6 autres jusqu’au T-GGCC
> du 29 janvier.
>
> Cet appel émane du groupe de lycéens, parents, enseignants et
> intermittents réunis le jeudi 15 janvier au CC (Café Citoyen).
>
> Merci de diffuser largement et silencieusement ce message.


 Fin des Truks 

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Si tu/vous ne cliques(z) ni sur Stop ni sur Encor, reception des prochains Truks en vrac dans + ou - 15 à 20 jours...
ce qui laisse largement le temps de prendre connaissance des truks ci-dessus...

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