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Appel du 18 joint & Cannabis social club français

Pierre-Yves Geoffard / Mathieu Perisse & Christian Tarel | circ-asso.net / liberation.fr / rue89lyon.fr | juin 2012

dimanche 17 juin 2012

18joint.org


Appel du 18 joint
| circ-asso.net | lundi 21 mai 2012

Le CIRC vous invite à participer, partout en France, aux rassemblements organisés dans le cadre de « l’Appel du 18 joint » : stands, débats, animations

Partout en France, organisez votre « Appel du 18 joint »,
participez aux rassemblements déjà prévus.

  • AUTOPRODUCTION
  • CANNABIS THÉRAPEUTIQUE
  • ABROGATION DE LA LOI DE 1970
  • LÉGALISATION DE LA PRODUCTION,
    DE LA DISTRIBUTION
    ET DE L’USAGE DU CANNABIS

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Rendez-vous :

  • À Paris, rendez-vous sur la grande pelouse de la villette le lundi 18 juin à 16 heures


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  • À Lyon c’est le 18 Juin à 18h au Parc de Gerland (Lyon 7e), plus d’infos sur le site du CIRC Lyon.


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  • À Toulouse c’est le 18 Juin à 18h, au Jardin japonais, Métro Compans-Cafarelli
  • À la Réunion c’est le 18 Juin à 18h, place du Barachois à Saint-Denis.
  • En Normandie et en Reggae le 18 Juin de 18h à 02h.

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  • à Toulon le vendredi 22 juin à partir de 18h30.
    Si vous pensez que le problème de la drogue concerne chacun d’entre nous tous et qu’il doit être abordé et discuté ouvertement, la LDH invite à se retrouver vendredi 22 juin à partir de 18h30, à la librairie Contrebandes (37 rue Paul Lendrin – 83000 Toulon).




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cannabissansfrontieres-text


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Cannabis Social Club / Club compasionnel / Cannabis Buyer’s Club / Coffee Shops solidaires
| cannaweed.com & cannabissansfrontieres.org | vendredi 1er & dimanche 17 juin 2012

Pour ceux et celles qui l’ont découvert sur les réseaux sociaux internet au lendemain de la Marche Mondiale du Cannabis le 12 mai, et dans un article de Cannaweed en date du 1 juin 2012, le premier cannabis social club français est en train de s’organiser... La liste officielle de ses membres (probablement 500) sera annoncé pour l’Appel du 18 joint.

OperationActeDeConscienceCitoyenne

Depuis sa création en 2009 le collectif Cannabis Sans Frontières, membre de l’ENCOD, promeut ce modèle. C’est une bonne nouvelle, enfin le véritable combat solidaire pour la légalisation du cannabis prend une forme concrète.
Sans réserve, passons à l’action !

Description :

Action collective et solidaire en forme de désobéissance civile avec pour objectif la régulation du
cannabis produit en France sous forme d’un club privé de consommateurs, le CSCF, Cannabis Social
Club Français qui répond aux conditions du code de conduite suivant :

CODE DE CONDUITE DU CANNABIS SOCIAL CLUB FRANÇAIS
(source ENCOD adapté pour la France)

En raison de l’absence de cadre légal pour la culture du cannabis à usage personnel, nous, quelques
consommateurs et consommatrices de cannabis de toute l’Europe, avons été à l’origine de notre propre
modèle de régulation et de contrôle.

Ce modèle, appelé Club Social du Cannabis , permet d’éviter que les consommateurs de cannabis soient
impliqués directement dans des activités illégales, et de garantir un certain nombre de conditions
quant à la santé publique et à la sécurité.

Les Clubs Sociaux du Cannabis (CSC) sont des associations déclarées, a but non-lucratif composées
d’adultes qui consomment du cannabis. Ils peuvent être mis en place légalement dans des pays où la
culture pour usage personnel a été décriminalisée.

En France ce n’est pas encore le cas, pour que le CSCF puisse agir de façon expérimentale afin de
préparer le changement des lois sur la culture de cannabis pour usage personnel, il faut que nous,
consommateurs* et des autoproducteurs* nous nous engagions collectivement dans une résistance
citoyenne et solidaire et que dans un acte collectif de désobéissance civile, n’écoutant que notre
conscience citoyenne imposions immédiatement les changements nécessaire à la mise en place du CSCF.
Selon l’article 12 de la Charte des Droits Fondamentaux de l’Union Européenne, "toute personne a
droit à la liberté de réunion pacifique et d’association à tous les niveaux".

Si malgré tout nous sommes poursuivi, nous exigerons d’être jugés collectivement et que la loi soit
scrupuleusement appliquée, à savoir : cour d’assise spéciale et perpétuité...une telle cour serait
une première en France...alors en + pour des centaines de "criminels vert auto-déclaré à
l’avance"...ce serait embarrassant !!! voir encombrant pour la machine judiciaire...

Les CSC organisent la culture collective d’une quantité de cannabis correspondant à la consommation
personnelle de ses adhérents. La capacité de production d’un CSC est basée sur l’estimation de la
consommation annuelle globale et d’une réserve raisonnable pour compenser un risque de récolte
réduite ou de vols, et avoir une "production de secours" pour des personnes qui consomment du
cannabis pour des raisons médicales. Le règlement intérieur d’un CSC inclut un protocole sur la
gestion d’excédents éventuels.

Avant d’être membre d’un club, le postulant doit déclarer être consommateur de cannabis ou fournir
un certificat médical sur son diagnostic afin de vérifier si cette personne souffre d’une maladie
pour laquelle le cannabis est indiqué. La référence étant la liste publiée régulièrement par l’IACM
(International Association for Cannabinoid Medicines).

Les CSC ont un protocole d’adhésion de leurs nouveaux membres qui inclut une explication de leurs
droits et de leurs devoirs, une estimation de la quantité consommée et une conversation privée sur
l’histoire de leur consommation. Cela permet aux clubs d’identifier des consommations problématiques
(psychopathologie) et de répondre à cette situation. Les Clubs Sociaux du Cannabis appliquent une
politique effective de prévention et de réduction des risques, favorisant des pratiques plus sûres
de consommation de cannabis pour ses membres.

Les Clubs Sociaux du Cannabis possèdent un registre exhaustif sur la consommation effective de leurs
membres à partir de la culture collective, registre qui contiendra au moins le numéro du membre, la
quantité retirée et la date du retrait. Ce registre devra être géré de façon à garantir la
protection des données à caractère personnel. Par ailleurs, les quantités distribuées seront
limitées afin d’éviter que soit facilité l’usage de tierces personnes.

Les Clubs Sociaux du Cannabis possèdent un registre exhaustif de la culture, dans lequel
l’association relèvera les dates et les cultures programmées, ainsi que les méthodes utilisées pour
la culture et les quantités récoltées propres à la consommation. Des inspections aléatoires auront
lieu sur les cultures par des représentants de l’administration afin de vérifier l’emplacement, les
mesures de sécurité et le volume estimé de la production.

Les méthodes de culture, traitement après récolte etc. répondent aux normes de l’agriculture
biologique et de développement durable.

Une fois réalisé le contrôle de la récolte et quantifié le volume final de la production,
l’association émettra une autorisation écrite pour le transport de la production depuis le lieu de
culture jusqu’au local où est finalisée la distribution contrôlée.

Les Clubs Sociaux du Cannabis se caractérisent par leur transparence, leur organisation démocratique
et non-lucrative. Ils fonctionnent comme une association, avec un libre accès à la comptabilité pour
les membres de façon à ce qu’ils puissent voir comment les prix sont calculés et comment est dépensé
l’argent. Les CSC organisent une assemblée générale au moins une fois par an où sont discutés et
approuvés les rapports annuels. Ces rapports incluent un compte-rendu complet des recettes et des
dépenses de l’année fiscale précédente, en accord avec les règles établies.

Les Clubs Sociaux du Cannabis peuvent décider d’employer du personnel qui devra recevoir une
rémunération raisonnable.. Ils contribuent ainsi à la création d’emplois, à la relance économique et
à l’économie du budget attribué à la prohibition.

Contrairement aux fournisseurs de cannabis qui opèrent sur le marché illégal, les Clubs Sociaux du
Cannabis sont disposés à dialoguer avec les autorités pour faire connaître leur méthodes et le cadre
de l’élaboration d’une régulation légale du cannabis. Les autorités locales auront un intérêt dans
cette régulation qui facilitera le contrôle des CSC pour assurer une manière transparente et sûre de
travailler . Ainsi, ils créent une alternative au marché noir, évitant l’accès des mineurs au
cannabis, ils contribuent à la réduction de dépenses publiques et génèrent des impôts. Pour le CSC
la régulation présente l’intérêt de garantir le statut légal de son organisation et de ses activités.

* : qui adhèrent pleinement au présent code de conduite ainsi qu’au moyen utilisé pour obtenir les
changements nécessaires à son application



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Transmis par Jean-Michel Odrigue
Sun, 17 Jun 2012 02:53:57 -0700


PAMF


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Cannabis : à propos d’un débat qui n’a pas eu lieu
Pierre-Yves Geoffard professeur à l’Ecole d’Economie de Paris, directeur d’études à l’EHESS | liberation.fr | lundi 11 juin 2012

Impossible, bien entendu, de déterminer l’impact qu’auront eu les déclarations de Cécile Duflot sur le vote de dimanche, et les résultats du premier tour. La seule chose parfaitement claire, c’est que la question des drogues plonge le Parti socialiste, et le gouvernement avec, dans une sorte de sidération, dans un état que toute pensée réfléchie semble avoir déserté. Les seules voix autorisées à s’exprimer le font à l’unisson, sur le ton qu’il convient pour montrer que la gauche normale est, sur le sujet, inflexible : l’interdit doit être maintenu, même en ce qui concerne le cannabis, et la réponse pénale est la meilleure qui soit dans le meilleur des mondes possibles.

Ah, bon, pourquoi ça ? De tous ceux qui ont pu, par le passé, émettre des critiques appuyées sur les faits, proposant une analyse des expériences étrangères et de la situation française, de François Rebsamen à Daniel Vaillant, en passant par Jean-Michel Baylet, on n’aura entendu qu’un assourdissant silence.

Ceux qui prônent le maintien de la prohibition, en revanche, s’en sont donné à cœur joie. La palme de l’argument le plus subtil revient sans doute à Arnaud Montebourg, déclarant avec finesse : « Je n’ai pas envie que les enfants de France puissent acheter du cannabis dans les supermarchés. » A vous aussi, il vous avait échappé qu’il s’agissait d’autoriser le placement de sachets d’herbe juste avant les caisses, à hauteur de main d’un enfant de cinq ans, entre les fraises tagada et les nounours en gélatine ; mais reconnaissez que si l’alternative est bien entre le maintien d’une approche avant tout pénale des drogues et la vente libre en grande surface, alors oui, il ne faut rien changer à la politique française.

Le débat, donc, n’aura pas lieu, en tout cas pas maintenant ; au passage, apprenons le une bonne fois pour toutes : les campagnes électorales, présidentielle ou législatives, ne sont pas le bon moment pour débattre des questions de société.

Mais, au-delà de la question du cannabis, au-delà même de celle de la politique vis-à-vis des substances psychoactives, cet épisode de la morne campagne électorale révèle un clivage profond, au sein de la gauche, quant au rapport à la loi. Car l’argument finalement essentiel de tous les prohibitionnistes est bien qu’il ne faut pas encourager la consommation de drogues en procédant à une dépénalisation de son usage.

Ainsi, il est pris comme un acquis que l’interdit pénal entraîne une diminution des problèmes liés à ces produits. La loi serait une condition nécessaire et, au final, sans doute suffisante, pour modifier les comportements individuels. Cette vision de l’outil législatif n’est pas sans rappeler l’approche de la plupart des questions par les gouvernements de Sarkozy : un problème se pose, souvent révélé par un fait divers médiatisé ? Hop, votons une loi pour l’interdire. On consomme trop de drogues en France ? Interdisons de le faire. Somme toute, comme ceux qui l’ont précédé, le gouvernement actuel éprouve une croyance qu’il faut bien qualifier de magique dans le pouvoir de la loi.

Que la question dont il s’agit soit en fait plutôt complexe ; que la connaissance de la réalité sociologique des usages révèle qu’ils sont très multiples ; que tous les intervenants du secteur indiquent qu’il faut distinguer entre consommation occasionnelle, par le plus grand nombre, et usage excessif et problématique, par certains - l’excès pouvant se traduire par une forte dépendance ; tous ces éléments sont sans importance. Ils sont sans importance car seule compte l’image de la loi, et cette image doit être dure.

Imaginons une démocratie autre, imaginons que l’on puisse aborder cette question, comme d’autres questions, différemment. D’abord, débattre de l’objectif visé (par exemple, lutter contre les usages pathologiques ou trop précoces) ; ensuite, s’interroger sur les meilleurs moyens d’atteindre cet objectif, en tirant les leçons des nombreuses réformes récentes dans des pays proches du nôtre, et en analysant les expériences de terrain ; enfin, envisager l’évolution de la réponse sociale dans un cadre global, en insérant la réponse légale, et pourquoi pas pénale, au sein d’un ensemble de mesures, sanitaires ou éducatives tant que judiciaires. Et, naturellement, évaluer chacune de ces mesures après leur mise en œuvre. Bref, promouvoir une démarche empirique plutôt qu’afficher, à coups de menton, une posture morale.

Mais la présidence normale n’a manifestement pas vocation à promouvoir de telles approches… Français, encore un effort pour être pragmatiques !




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Transmis par Olivier Poularon
Tue, 12 Jun 2012 01:53:22 -0700


PAMF


rue89lyon


Légalisation du cannabis : “Duflot ne nous a pas servis”
Mathieu Perisse & Christian Tarel | rue89lyon.fr | mardi 12 juin 2012

Interview / Alors que les propos de Cécile Duflot sur la dépénalisation du cannabis ont agité la campagne des législatives et que Nadine Morano dénonce dans Minute les Verts qui en prônent la légalisation, le Collectif d’Information et de Recherche Cannabique (CIRC) lance comme chaque année son « Appel du 18 joint », un rassemblement festif au parc de Gerland. Christian Tarel, militant du CIRC Lyon depuis vingt ans n’a pas forcément apprécié la sortie de la ministre et la façon dont le débat a été mené.

 

 

Les propos de Cécile Duflot sur la dépénalisation vont-ils dans le bon sens selon vous ?

 

Ils ne nous ont pas vraiment servis. Au CIRC les avis sont partagés. Certains pensent que la dépénalisation de l’usage du cannabis peut être utile dans un premier temps pour ouvrir le débat et éviter des poursuites judiciaires absurdes à l’encontre des consommateurs. Mais en rester là serait hypocrite si la détention, la production ou même la vente ne sont pas également autorisées.

 

Trouvez-vous que les responsables politiques connaissent bien ces questions ?

 

Nous travaillons en partenariat avec certains partis comme Europe Ecologie-Les Verts ou le NPA, même si nous ne sommes pas d’accord sur tout. Mais la plupart sont mal informés. Quand je vois Arnaud Montebourg dire qu’il n’a pas envie « que les enfants de France puissant acheter du cannabis dans les supermarchés », c’est de la folie. Ce n’est pas du tout ce que nous proposons.

 

Justement, quel serait votre modèle ?

 

Quelque chose entre les coffee-shops néerlandais et les clubs sociaux espagnols. Il faut d’abord permettre l’autoproduction pour sa consommation personnelle, mais aussi autoriser la vente. Nous aimerions créer des associations ou des coopératives, avec un système d’adhésions et une limitation de la production, qui permettraient d’encadrer cette activité.

 

Vous souhaitez donc une légalisation du cannabis ?

 

Oui, mais cette légalisation ne doit pas être brutale. Nous voulons surtout qu’il y ait un vrai accompagnement. Aujourd’hui l’interdiction du cannabis n’existe que dans les textes, à commencer par la loi du 31 décembre 1970, dont nous souhaitons l’abrogation. Il est en réalité très facile de s’en procurer. La prohibition ne fonctionne donc pas. Un jeune qui veut se droguer le fera malgré la loi. Il faut donc mettre en place un système de prévention et d’information sur cette question.

 

Une prévention contre la consommation de cannabis ?

 

Non. Nous ne nions pas que la consommation de cannabis peut avoir des inconvénients, sur la santé et le psychisme. Tout comme l’alcool, le tabac et d’autres produits tout à fait légaux. Mais le fait est que ces drogues existent. Si, une fois bien informés, des gens veulent y goûter, ils doivent pouvoir le faire en étant accompagnés. Cela ne veut pas dire qu’on va fumer avec eux, mais plutôt qu’on va faire en sorte que cela reste un plaisir maîtrisé et pas un problème de santé publique.

 

N’est-ce pas une incitation à la consommation ?

 

La consommation de drogue nécessite une connaissance de soi même et du produit. La légalisation n’est bien sûr pas synonyme d’obligation de fumer ! Mais plutôt que de consommer des produits achetés dans la rue et sans information, il faudrait former des personnes à la vente de cannabis, capables de conseiller les usagers… Qui se drogueraient de toute façon.

 

Pour l’économiste Pierre Kopp, légaliser le cannabis et le taxer comme le tabac rapporterait plus d’un milliard d’euros pas an, qu’en pensez-vous ?

 

Nous sommes pour une taxe sur la vente. Mais ce n’est pas notre argument principal. Nous voulons justement éviter que le cannabis devienne un business comme celui du tabac, que ce soit pour les trafiquants, pour les hommes d’affaires ou pour l’Etat.
Par contre le développement de la filière du chanvre, qui est une autre de nos revendications, permettrait de créer des centaines d’emplois dans l’industrie textile, le bâtiment, les cosmétiques… À l’heure où les hommes politiques veulent produire français, nous aimerions être plus entendus.

 



Un peu d’his­toire à propos de l’Appel du 18 joint

Initialement lancé en juin 1976 par dif­fé­ren­tes per­son­na­li­tés, l’Appel du 18 joint est tou­jours d’actua­lité. La guerre à la drogue et notam­ment la guerre au can­na­bis, croi­sade lancée dans les années 70 par le pré­si­dent Richard Nixon a depuis long­temps tra­versé l’atlan­ti­que et a très rapi­de­ment fait des émules dans l’hexa­gone ; notre classe poli­ti­que a lar­ge­ment sous­crit à cette doc­trine pro­hi­bi­tion­niste durant quatre décen­nies.
Cette guerre fait des vic­ti­mes en France, notam­ment parmi les jeunes. Les ama­teurs et ama­tri­ces de can­na­bis sont les pre­miers visés par la répres­sion : Près de 150 000 inter­pel­la­tions par an ces dix der­niè­res années (plus d’un mil­lion en dix ans), 3000 condam­na­tions à des peines d’empri­son­ne­ment pro­non­cées tous les ans... Les procès liés à des affai­res de can­na­bis repré­sen­tent près du tiers du conten­tieux juri­di­que natio­nal ! Il faut ajou­ter à ces vic­ti­mes de la répres­sion, les vic­ti­mes de la guerre elle-même, guerre armée que se livrent entre-eux ceux qui font com­merce du can­na­bis, que la loi de 1970 sur les stu­pé­fiants a fabri­qué et qu’il convient d’abro­ger.

A cause d’elle, les appli­ca­tions thé­ra­peu­ti­ques du can­na­bis médi­cal sont pros­cri­tes. La France ne reconnait aucune uti­lité thé­ra­peu­ti­que au can­na­bis. C’est une mau­vais plante et elle doit être éradiquée. Pourtant des trai­te­ments exis­tent, des varié­tés médi­ci­na­les de can­na­bis sont reconnues et dis­tri­buées léga­le­ment dans de nom­breux états des Etas-Unis, au Cannada, en Hollande... Les consé­quen­ces d’un tel obs­cu­ran­tisme fra­gi­li­sent en France près de 2000 mala­des qui souf­frent inu­ti­le­ment en atten­dant d’éventuels trai­te­ments à base de can­na­bi­noï­des pour apai­ser leurs dou­leurs. Ils sont obli­gés de détour­ner la loi, de deve­nir des délin­quants, pour se soi­gner car ils ne trou­vent pas d’autres pro­duits qui leur convien­nent et les sou­la­gent.

Enfin, la loi de 70 et la pro­hi­bi­tion empê­chent un réel déve­lop­pe­ment de la filière chan­vre. Alors que le monde paysan est à la recher­che de nou­vel­les res­sour­ces, le chan­vre (can­na­bis sativa L.) est une matière pre­mière écologique aux appli­ca­tions mul­ti­ples, utile dans le domaine de la cons­truc­tion, de la papè­te­rie, de l’habille­ment (tiges et fibres), des cos­mé­ti­ques et de l’ali­men­taire (huiles, grai­nes). De part ses mul­ti­ples uti­li­sa­tions, le chan­vre est un véri­ta­ble « cochon végé­tal » et il doit être réha­bi­lité à sa juste valeur dans l’agri­culture et dans la vie sociale.

L’appel du 18 joint, Tant qu’il faudra !!

Liste non exhaustive des signataires de 1976

Parmi les signataires de l’appel, on trouve les noms de[2] : Bernard Kouchner, Henri Leclerc, Gilles Deleuze, Philippe Sollers, Bernadette Lafont, Bertrand Tavernier, Isabelle Huppert, Philippe Druillet, Jean-François Bizot, Les Cahiers du cinéma, André Glucksmann, Gotlib, Jean-Pierre Kalfon, Léon Mercadet, Philippe Val, Christiane Rochefort, Félix Guattari, Edgar Morin, Maxime Le Forestier, Valérie Lagrange, Romain Bouteille, Pierre Barouh, Yvan Dautin, Zouzou, Roland Topor, Bulle Ogier, Colette Magny, Marjorie Alessandrini, Pierre Bourgeade, François Béranger, Jacques Baratier, Jacques-Laurent Bost, Jeannette Colombel, Jean Chesneaux, Copi, Pierre Clémenti, Jean Carpentier, Louis-Jean Calvet, Charles Duits, Marc Dachy, Gérard Fromanger, Patrick Font, Philippe Fourastié, Alain Geismar, Gébé, Gir, Jean-Francis Held, Dominique Issermann, Alain Jaubert, Benoît Jacquot, Alain Kan, Jean-Marc Lévy-Leblond, Jean-François Lyotard, Mandryka, Marc’O, Nicole Muchnik, Gilles Nicoulaud, Richard Pinhas, Severo Sarduy, Jérôme Savary, Patrice Van Eersel, Joan-Pau Verdier et François Châtelet.

www.18joint.org




Le CIRC, c’est quoi : Le Collectif d’Information et de Recherche Cannabique est né en 1991 avec la publication du livre Fumée clandestine, de Jean-Pierre Galland. Sous l’impulsion de cet écrivain et militant, l’association s’est donnée pour objectif « la collecte et la diffusion, dans un but non lucratif, de toute information relative au cannabis », affirme son site internet. Deux ans plus tard, en 1993, le CIRC Lyon était créé, Christian Tarel en a été le premier président.





Voir en ligne : Appel du 18 joint


| rue89lyon.fr

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