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Explosion à Marcoule : réactions diverses... + 2 autres truks

| la-croix.com & maxisciences.com | lundi 12 septembre 2011

lundi 12 septembre 2011

Voici quelques réactions après l’explosion qui s’est produite lundi à la mi-journée dans une installation nucléaire proche du site de Marcoule (Gard) et qui a fait un mort et quatre blessés :

Eva Joly, candidate EELV aux élections présidentielles, demande dans un communiqué que "le gouvernement fasse toute la transparence en temps réel sur les conditions de cet accident et sur les risques encourus par les travailleurs du site et la population locale. Six mois après la catastrophe de Fukushima, cet accident remet sur le devant de la scène le risque inacceptable que constitue le nucléaire pour la vie humaine. Les alternatives énergétiques existent, l’heure est venue de sortir du nucléaire !"

Yann Wehrling, porte-parole du MoDem : "Toute proportion gardée, l’accident à Marcoule ne peut nous empêcher de penser à celui de Fukushima. Il rappelle si besoin que le risque zéro en matière d’installation nucléaire, y compris dans les pays riches, est un mythe auquel il serait prudent de ne plus croire".

"Qu’en est-il des crash test européens dont nous pouvons aujourd’hui légitimement attendre les conclusions ?" (....) "Nul doute que cet incident relancera une polémique". M. Wehrling espère dans un communiqué qu’elle sera "le déclencheur d’un débat énergétique de moyen et de long terme, non dogmatique et objectif, dont notre pays a urgemment besoin".

Aurélie Filippetti, secrétaire nationale du PS à l’énergie : "Nous attendons les résultats de l’enquête qui pourront nous éclairer sur les circonstances de l’explosion du four de recyclage des déchets radioactifs. La transparence des informations s’impose ! La sécurité nucléaire doit être au centre de notre politique énergétique et nous attendons les explications les plus rapides et transparentes de la part de l’autorité de sûreté nucléaire et de l’état et d’EDF", dit-elle dans un communiqué.

Jean-Luc Bennahmias, député européen et vice-président du MoDem : "L’explosion, qui a lieu dans un centre de traitement et de conditionnement des déchets radioactifs, et non pas dans une centrale nucléaire, s’annonce comme un accident majeur, à mettre en lien avec la multitude "d’incidents" que connaissent nos sites nucléaires régulièrement. C’est une preuve de plus de notre non maitrise de la technologie nucléaire et de l’urgence qu’il y a à développer une alternative car on ne le répétera jamais assez : le nucléaire n’est pas l’avenir énergétique !".

AFP



ContrAtom

Accident à Marcoule aujourd’hui :

LE NUCLÉAIRE TUE !
Invitation à un rassemblement VEN. 16 SEPT.

12h30 devant le monument aux Morts du Consulat de France à Genève
(derrière le parc des Bastions) 


Un grave accident a eu lieu ce matin sur le site
nucléaire français de Marcoule, dans le
Gard, en bordure du Rhône entre Montélimar et
Avignon, en pleine région des Côtes-du-Rhône.
Le site en question a un lourd passé - et un
présent mortel - en matière
nucléaire. C’est en effet en 1956 déjà

qu’il a été créé, les premiers
réacteurs nucléaires français à
usage militaire y ont été mis en service et le
site à une longue et douteuse histoire de bricolage
atomique...


On y produit du tritium pour les têtes nucléaires
et thermonucléaires françaises, le site a aussi
hébergé le prototype de réacteur
surgénérateur à neutrons rapides
Phénix, qui a cessé de fonctionner en 2009 et qui
était l’ancêtre de l’installation
Superphénix de Creys-Malville, véritable bombe en
puissance dont les antinucléaires ont obtenu la fermeture
définitive, notamment grâce à une 
mobilisation exemplaire des Genevois-e-s et de leurs
autorités au nom de l’art. 160E de noter Constitution.

Sur le site on trouve encore l’installation Melox qui
fabrique des assemblages de combustible atomique dit MOX,
élaborés à partir d’un mélange
d’oxyde d’uranium et de plutonium, combustible nucléaire
particulièrement toxique et problématique pour le
pilotage des réacteurs... Sans parler encore des nombreux
"laboratoires" et ateliers de traitement et de conditionnement
de déchets qu’on trouve dans les parages.


C’est dans cette véritable pétaudière
atomique, comportant de nombreuses installations
nucléaires où l’on stocke de grandes
quantités de déchets radioactifs et on manipule du
combustible MOX, donc du plutonium qu’un four a
explosé ce lundi 12 septembre à 11H45, causant un
mort et quatre blessés.


Le four en question n’est pas un incinérateur banal,
l’usine Centraco (Centre de traitement et de conditionnement des
déchets de faible activité)
<font
color="#3333ff">, exploitée par une filiale d’EDF,
l’utilise pour traiter des ferrailles et autres pièces
radioactives issues des centrales d’EDF et des installations du
Commissariat à l’énergie Atomique (CEA).
L’exploitation de cette installation a - semble-t-il -
été émaillée d’incidents,
l’autorité de sûreté nucléaire
française (ASN) avait une première fois
refusé de délivrer son autorisation
d’exploiter, jugeant les protections du personnel
insuffisantes. Le 6 avril 2011 l’ASN rappelait d’ailleurs un « constat
de lacunes dans la culture de sûreté au sein de
l’installation
 », lacunes semble-t-il tragiquement
confirmées aujourd’hui.


<img src="mailbox:///Users/BBec/Library/Thunderbird/Profiles/sgm2zege.default/Mail/Local%20Folders/Inbox?number=2662313802&part=1.2.2&filename=centraco_janvier_2005_photo_M_Leers-d8ae5.jpg" alt="JPEG - 50.5 ko" style="height: 296px; width: 500px;" height="296" width="500">

Photo de Centraco prise en janvier 2005 - Crédit
photo Martin Leers


Comme toujours les
premières réactions officielles sont venues
minimiser l’impact radiologique possible de l’accident... 

A 16H00, l’ASN a affirmé que l’accident était
« terminé » et ne comportait « pas
d’enjeu radiologique ni d’action de protection des populations
 ».
On peut l’espérer, mais on n’est pas forcé de les
croire !


Quoi qu’il en soit, cet accident démontre encore une fois
que le nucléaire, comporte toujours des processus
industriels non-maîtrisés qui prennent
potentiellement en otage la vie de populations entières.
A Genève, cet accident est de nature à nous
motiver encore dans notre opposition à la poursuite de
l’exploitation du site nucléaire du Bugey à 75 km
de Genève, ContrAtom appelons d’ailleurs à

participer à un grand rassemblement qui se tiendra au
Bugey le samedi 15 octobre prochain.


En attendant ContrAtom, vous invite à un piquet
ce vendredi 16 septembre 2011, à 12h30,

devant le monument aux morts qui flanque le Consulat de
France...
derrière le parc des Bastions.

Nous y dirons - comme à l’époque des
mobilisations contre Superphénix - aux
représentant-e-s de la France dans nos murs - que
nous exigeons qu’ils ferment le Bugey, comme ils ont
fermé le surgénérateur de
Creys-Malville, et nous partagerons les informations
disponibles sur ce qui s’est réellement passé

à Marcoule aujourd’hui.


Pour ContrAtom :

Anne-Cécile REIMANN (présidente) • Pierre VANEK
(membre du Comité)


****
Transmis par Pierre VANEK <pierre.vanek@solidarites.ch>
Mon, 12 Sep 2011 19:45:06 +0200

Un four explose sur un site nucléaire dans le Gard


www.maxisciences.com

Info rédaction, publiée le 12 septembre 2011
—> Illustration : centrale nucléaire

Lundi matin, à 11H45, une explosion a retenti dans un centre de traitement des déchets sur le site nucléaire de Marcoule dans le Gard. Une personne a trouvé la mort et quatre autres sont blessées, mais il n’y aurait pour l’instant aucun rejet radioactif à l’extérieur selon les autorités.

Un four a explosé ce matin à 11H45 sur le site nucléaire de Marcoule dans le Gard. Plus précisément, la déflagration s’est produite dans un centre de traitement de déchets exploité par une filiale d’EDF, la société Socodei, au niveau d’un four qui servait à fondre des déchets radioactifs métalliques de faible à très faible activité, selon l’Autorité de sûreté nucléaire. 

Mais "il n’y a pas de rejets à l’extérieur, pour l’instant" a assuré un porte-parole du Commissariat à l’énergie atomique. Néanmoins, les pompiers ont annoncé la mise en place d’un périmètre de sécurité en raison des risques de fuite provoqués par l’incident qui a par ailleurs fait un mort et quatre blessés. La victime a été "retrouvé carbonisée" et l’un des blessés est dans un état grave, a ainsi affirmé le quotidien Midi Libre

De son côté, l’exploitant a déclenché le plan d’urgence interne, d’après l’Autorité de sûreté nucléaire. Aucun détail supplémentaire, ni bilan n’a pour l’instant été fourni. 


Voir en ligne : Explosion à Marcoule : réactions de Joly, Wehrling, Filippetti et Bennahmias

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